Souvent, la personne tente de contrôler mais n'y arrive pas s'épuisant émotionnellement, se repliant sur elle-même, s'isolant, cachant sa consommation ou mentant le plus souvent par honte. La personne ressent un profond malaise et souvent elle a des difficultés à en parler et à avoir accès au soin.
Des symptômes liés au comportement addictif
Les symptômes comportementaux regroupent : la perte de contrôle progressive sur la quantité de substance prise et le temps dédié à l'activité addictive (jeu par exemple) ; l'impossibilité croissante d'arrêter ou de réduire les comportements addictifs ; le craving.
Une part importante du développement de la dépendance s'explique par des modifications de la chimie du cerveau . Certaines substances et certaines activités affectent le cerveau, notamment le circuit de la récompense. L'être humain est biologiquement motivé par la recherche de récompenses, souvent associées à des comportements sains.
L'Institut Nord-Américain des drogues, le National Institute of Drug Abuse (NIDA) en donne la définition suivante : "L'addiction est une affection cérébrale chronique, récidivante, caractérisée par la recherche et l'usage compulsifs de drogue, malgré la connaissance de ses conséquences nocives."
Ce besoin conduit souvent la personne à une passivité excessive, laissant d'autres personnes prendre en charge des aspects importants de sa vie. Les causes exactes du TPD sont mal connues, mais elles résultent probablement d'une combinaison de facteurs génétiques, environnementaux et psychologiques.
Le trouble de la personnalité dépendante est une affection mentale caractérisée par un besoin persistant et excessif d'être pris en charge, qui conduit à un comportement soumis et « collant ».
Le trouble de la personnalité limite (borderline) se caractérise par une tendance constante à l'instabilité et l'hypersensibilité dans les relations interpersonnelles, l'instabilité au niveau de l'image de soi, des fluctuations d'humeur extrêmes, et l'impulsivité.
Les 5 C de l'addiction vous donnent enfin une grille de lecture scientifique et claire des mécanismes qui vous piègent. Ce moyen mnémotechnique utilisé par les addictologues identifie précisément où se situe votre problème : perte de contrôle, compulsion, craving, consommation continue et changements cérébraux.
La prise en charge d'une addiction est pluridisciplinaire. Elle repose le plus souvent sur l'association d'une prise en charge psychologique individuelle et collective, d'un traitement médicamenteux pour les addictions à certaines substances psychoactives et d'un accompagnement social.
L'étude de Nutt démontre que l'héroïne est la drogue la plus addictive de toutes, avec un score maximal de 3/3. Il s'agit d'un opiacé qui entraîne une augmentation de 200 % du niveau de dopamine dans le système de récompense du cerveau comme l'ont prouvé les expériences menées sur des animaux de laboratoire.
Pour retrouver son état normal l'individu devra renouveler sa consommation. Ces comportements ont une incidence sur la santé physique et mentale de la personne : atteintes au foie, aux poumons, anxiété, dépression, risque suicidaire…
Bien qu'il soit difficile d'identifier la cause génétique précise, de nombreuses études montrent que les gènes influencent la consommation de substances. Selon des études rigoureuses, les scientifiques estiment que la génétique d'une personne représente entre 40 et 60 % de son risque. Chaque individu possède un ensemble de variations génétiques qui influencent la dépendance.
L'addiction a souvent une composante familiale, et certains gènes ont été associés à différentes formes d'addiction . Cependant, tous les membres d'une famille touchée ne sont pas nécessairement prédisposés à l'addiction. « Comme pour les maladies cardiaques ou le diabète, il n'existe pas un seul gène qui vous rende vulnérable », explique Koob.
Voici un guide pratique pour vous accompagner.
L'addiction se rapporte autant à l'usage de produits qu'à des conduites répétitives (comme le jeu pathologique ou l'anorexie mentale). Elle est une caractéristique comportementale qui se reconnaît à une envie constante et irrépressible, en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour y échapper.
En 2007, David Nutt et ses collègues ont ainsi interrogé des experts en addictologie et ont fait d'intéressantes découvertes.
Les troubles addictifs sont liés à l'utilisation de substances entraînant une dépendance, telles que l'alcool, le tabac ou les drogues. Ces substances, dites psychoactives, modifient notre fonctionnement mental.
Influences environnementales et sociales
L’exposition à des relations non soutenantes, surtout au début de la vie, ainsi que les traumatismes, la drogue et l’alcool, peuvent tous augmenter la probabilité de développer une personnalité addictive et des dépendances ultérieures.
Comment s'en sortir ?
Que cache une addiction ? Elle entretient au niveau de votre cerveau un dysfonctionnement du système dopaminergique. Ce “circuit de la récompense” est en effet impliqué dans l'addiction, en libérant de la dopamine (hormone du plaisir) lors de la prise de substance ou de l'adoption du comportement addictif.
L'addiction est une maladie multifactorielle qui associe troubles biologiques et psychiques entrainant des problèmes sociaux. Sa prise en charge doit donc prendre en compte toutes ces composantes. Ainsi, la thérapie vise à l'abstinence et passe par un accompagnement psychologique.
Ainsi, selon l'Office français des dépendances et toxicomanies (OFDT), 8% de la population adulte présenterait un risque chronique d'addiction à l'alcool (données 2014) et un quart (27%) une addiction au tabac (données 2019).
Parmi ces derniers, ce sont les TM dus à l'alcool et la schizophrénie qui figurent les plus souvent en CI du décès (respectivement dans 25,3% et 23,7% des cas).
Un individu pessimiste attend généralement le pire scénario et attire l'attention sur les aspects négatifs des situations. Cette attitude peut influencer son jugement et l'amener à émettre des critiques constantes, parfois sans solutions positives.
Le trouble explosif intermittent, ou TEI, est un problème de santé mentale caractérisé par de fréquents accès de colère excessive et d'impulsivité. Ces épisodes sont souvent disproportionnés par rapport à la situation qui les a déclenchés et provoquent une détresse importante chez la personne qui les a vécus.