Des problèmes sexuels, de couple ou encore au travail sont susceptibles d'induire une addiction à l'alcool. Par ailleurs, le contexte dans lequel une personne grandit joue un grand rôle dans le développement de l'alcoolisme.
des situations internes peuvent être causes de la consommation d'alcool
Une personne sur cinq déclare consommer dans le but de s'enivrer. De plus, la consommation d'alcool est parfois perçue comme un soutien, puisque 20 % des personnes interrogées citent l'aide qu'il leur apporte lorsqu'elles se sentent déprimées ou nerveuses et 13 % soulignent sa capacité à faire tout oublier.
Les dimensions de personnalité les plus souvent associées à l'alcoolodépendance sont la recherche de sensations, la personnalité antisociale et la recherche de nouveautés. La recherche de sensations apparaît comme un déterminant particulièrement important.
Les 5 C de l'addiction vous donnent enfin une grille de lecture scientifique et claire des mécanismes qui vous piègent. Ce moyen mnémotechnique utilisé par les addictologues identifie précisément où se situe votre problème : perte de contrôle, compulsion, craving, consommation continue et changements cérébraux.
L'étude de Nutt démontre que l'héroïne est la drogue la plus addictive de toutes, avec un score maximal de 3/3. Il s'agit d'un opiacé qui entraîne une augmentation de 200 % du niveau de dopamine dans le système de récompense du cerveau comme l'ont prouvé les expériences menées sur des animaux de laboratoire.
Que cache une addiction ? Elle entretient au niveau de votre cerveau un dysfonctionnement du système dopaminergique. Ce “circuit de la récompense” est en effet impliqué dans l'addiction, en libérant de la dopamine (hormone du plaisir) lors de la prise de substance ou de l'adoption du comportement addictif.
En réalité, il existe différents types d'alcoolisme.
La personne a besoin de boire toujours plus pour ressentir l'ivresse ou le soulagement des symptômes de manque. Apparition de symptômes de manque (anxiété, agitation, irritabilité, insomnie, sueurs, cauchemars, tremblements, palpitations, nausées, etc.)
L'alcoolisme ne se résume donc pas au fait de présenter des symptômes de manque (sueurs, tremblement, anxiété) à l'arrêt de l'alcool et au fait de boire tous les jours. L'alcoolisme peut exister chez une personne pourtant capable de ne pas consommer pendant plusieurs jours.
Impact des consommations d'alcool sur la personnalité : boire fait devenir anxieux, impulsif et moins agréable. Il est désormais bien démontré que plusieurs traits de personnalité sont des facteurs associés aux consommations d'alcool.
Les événements stressants de la vie, les troubles de santé mentale, la pression des pairs, la facilité d'accès à l'alcool et la banalisation de la consommation excessive d' alcool peuvent contribuer à son développement. Identifier ces facteurs permet de mieux gérer les risques potentiels liés à l'alcool.
Des recherches ont démontré que le cerveau des personnes alcooliques présente des niveaux de dopamine nettement inférieurs à la moyenne . Ceci explique pourquoi elles recherchent sans cesse des quantités croissantes d'alcool pour obtenir le même plaisir. Les déficits en dopamine sont également associés à la dépression et à d'autres troubles psychologiques.
Deux motivations à la consommation d'alcool ont été mises en évidence dans la littérature étiologique et sur les raisons de boire : (a) les gens boivent de l'alcool pour faire face au stress et (b) les gens boivent de l'alcool en raison d'influences sociales.
L'hérédité est un facteur important de prédisposition à l'alcoolodépendance. Des études faites sur des jumeaux et sur des familles où les problèmes d'alcoolodépendance sont fréquents ont montré que certains gènes pourraient compter pour 50 à 60 % de la prédisposition d'une personne à devenir alcoolodépendante.
Réduction du stress
Un modèle suggère que les émotions négatives (par exemple, l'anxiété ou la dépression), l'espoir que l'alcool soulagera ces sentiments et les stratégies d'adaptation caractérisées par l'évitement plutôt que la confrontation des problèmes de la vie peuvent toutes accroître la motivation d'une personne à boire pour faire face au stress.
Lorsque vous buvez de l'alcool, celui-ci est décomposé en différents sous-produits qui sont éliminés de votre corps de différentes manières. L'un des sous-produits est l'acétaldéhyde, un composé à l'odeur forte et âcre.
En conclusion, il est désormais admis que le patrimoine génétique joue pour moitié dans le risque de dépendance à l'alcool. Mais être issu d'une famille où la vulnérabilité à l'alcool est plus élevée que la moyenne ne doit pas être vécu comme une sentence.
Une consommation à risque est définie comme dépassant les valeurs repères de consommation comme suit : une consommation régulière de plus de dix verres standards d'alcool par semaine, avec une consommation d'au moins deux verres par jour quelque soit le sexe.
Troubles mentaux fréquents chez les alcooliques
Il est essentiel de savoir que les troubles mentaux courants, tels que l'anxiété et la dépression , sont souvent associés à l'alcoolisme.
L'alcool, agissant comme un diurétique, entraîne une déshydratation notable, ce qui peut rendre la peau terne, sèche et moins élastique. Cet effet est souvent accompagné d'un aspect gonflé ou bouffi du visage, dû à la dilatation des vaisseaux sanguins.
Il existe 4 types de consommation d'alcool, notamment la consommation sociale, la consommation excessive, la consommation modérée et la consommation excessive , et 4 types de buveurs qui ont des raisons différentes de boire, notamment la consommation sociale, la conformité, l'amélioration et la gestion du stress.
Le tabac et l'alcool, de loin les plus mortelles
Selon les chiffres de l'Insee sur les morts liées à l'alcool et au tabac, et ceux de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ex-Afssaps), ce sont les drogues légales qui tuent le plus en France.
L'addiction résulte de l'interaction de facteurs personnels et environnementaux. Elle peut aussi être favorisée par la consommation de certaines substances ou la présence de troubles psychologiques.
Cette dépendance psychique a pour traduction principale le craving ou recherche compulsive de la substance, contre la raison et la volonté, expression d'un besoin majeur et incontrôlable que l'on pourrait traduire familièrement par « j'en crève d'envie ».