On distingue généralement deux types de ruminations : – Les ruminations dépressives : centrées sur le passé, les échecs, les pertes, et souvent associées à la dépression. – Les ruminations anxieuses : orientées vers le futur, les inquiétudes, les scénarios catastrophiques, et fréquentes dans les troubles anxieux.
Les ruminations anxieuses sont des pensées répétitives et envahissantes, souvent centrées sur des scénarios catastrophiques. Elles alimentent le stress, empêchent de se détendre, et peuvent entraîner un épuisement mental important.
Des solutions pour stopper les ruminations mentales
« La rumination est un symptôme psychique qui se manifeste par une tendance à revenir sans cesse par la pensée à un même sujet, le plus souvent sous forme de reproches que l'on se fait, de remords », introduit le Dr Julien Faugeras.
Enfin, le troisième type de ruminations est de nature « dépressive » avec des pensées noires répétitives sur sa situation ou son avenir. Fréquentes chez les adolescents, ces dernières peuvent s'associer à des états d'anxiété, d'agressivité, de dépression, ou encore des addictions.
Les événements stressants de la vie déclenchent fréquemment des épisodes de rumination. Il peut s'agir de conflits relationnels, de stress au travail, de pression scolaire ou de changements importants dans la vie. Parmi les facteurs susceptibles de déclencher ces ruminations, on retrouve la perte, le rejet, l'incertitude, les traumatismes, le perfectionnisme et un niveau de stress élevé.
TCC : dépression, anxiété, phobies, ruminations
Dans beaucoup de cas, les TCC constituent une alternative efficace aux antidépresseurs, en particulier lorsque les symptômes restent modérés.
Il est important de noter, cependant, que la rumination n’est pas seulement liée à la dépression, mais qu’elle est impliquée dans le développement et/ou le maintien d’un large éventail de troubles, notamment le trouble de stress post-traumatique (TSPT), les troubles anxieux, l’insomnie, les troubles alimentaires, le trouble à symptômes somatiques et les troubles liés à l’utilisation de substances 2, 3.
Le traitement de la rumination est un traitement de support. Un bénéfice peut être observé chez les patients motivés traités par thérapie comportementale (p. ex., relaxation, biofeedback, rééducation diaphragmatique privilégiant [l'utilisation du diaphragme pour respirer plutôt que les muscles thoraciques]) (1).
La méditation vous exerce à libérer votre esprit des idées du passé et des soucis de l'avenir, à vous concentrer sur le moment présent comme sur votre respiration. Elle peut clarifier vos pensées et réduire votre stress. Rire fait toujours du bien : le corps libère de l'endorphine, comme lors de l'activité physique.
Les médicaments les plus couramment prescrits pour traiter la rumination peuvent inclure les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) , souvent utilisés pour traiter la dépression.
Les ruminations sont le fruit d'une hypersensibilité émotionnelle face à une situation particulière. S'ensuivent des débordements de pensées inadaptées et d'émotions négatives disproportionnées.
La rumination est aggravée par une autre difficulté du cerveau déprimé et anxieux : l’incapacité à générer des solutions de manière flexible . La chimie du cerveau rend difficile le passage à un autre point de vue pour trouver une issue aux problèmes, ce qui intensifie la rumination. L’anxiété et la dépression s’en trouvent alors renforcées.
Rester à l'écoute de ses émotions (positives).
Et lorsqu'on va les écouter, on sait qu'il se passe quelque chose en nous. Une fois qu'elles ont fait leur rôle, qu'on les a écoutées, elles vont se calmer naturellement. Et si une émotion se calme, les ruminations, les pensées liées vont également se passer.
Fatigue réactionnelle : quand le corps ne supporte plus le stress. La fatigue réactionnelle est une forme de fatigue temporaire qui trouve son origine dans des perturbations du mode de vie (souvent un rythme de de vie exténuant et usant, des états de stress répétitifs) ou des maladies de courte durée.
L'overthinking, littéralement “penser trop”, se traduit par un torrent d'émotions et de pensées négatives qui persistent dans le cerveau de l'individu. État d'hésitation permanent, l'overthinking impacte le quotidien et le bien-être de celui ou celle qui en est victime.
L'aubépine
Composée d'anthocyanes et d'acides phénoliques, cette plante réduit la nervosité, l'agitation, les angoisses nocturnes et les ruminations. Elle est préconisée pour trouver plus efficacement le sommeil. L'aubépine se consomme sous forme de gélules que l'on peut se procurer en pharmacie.
Pratiquez le lâcher-prise : prenez des pauses, ce n'est pas plus compliqué que cela. Pour ceux/celles qui ne peuvent s'arrêter de penser, ou de souffrir d'angoisse, de stress ou de culpabilité qui vous empêchent de tranquiliser votre esprit, pratiquez aussi la méditation, la sophrologie ou encore le yoga.
Un environnement stressant, des relations toxiques ou un manque de soutien social peuvent favoriser les ruminations. Par exemple, une personne en burnout ou en conflit familial aura plus de mal à « lâcher prise » et à arrêter de ressasser ses problèmes.
Médicaments. Certaines personnes souffrant du syndrome de rumination peuvent bénéficier d'un traitement médicamenteux visant à détendre l'estomac après les repas. Si les ruminations fréquentes endommagent l'œsophage, des inhibiteurs de la pompe à protons comme l'ésoméprazole (Nexium) ou l'oméprazole (Prilosec) peuvent être prescrits.
Les pensées négatives peuvent même nuire à votre santé, affaiblissant votre système immunitaire et d'autres systèmes de l'organisme par le biais du stress chronique et d'une anxiété accrue. L'hypertension, les infections persistantes, les troubles digestifs et les maladies cardiovasculaires ont tous été associés au stress chronique.
La littérature scientifique présente des résultats concordants sur la relation entre la rumination et la psychose, indiquant une plus grande fréquence de rumination chez les patients psychotiques (Vorontsova et al., 2013 ; Halari et al., 2009 ; Thomas et al., 2014), et une association positive entre la rumination et la présence de délires chez ces mêmes patients.
Le millepertuis, par exemple, est souvent surnommé « l'antidépresseur naturel ». Il agit en augmentant le niveau de certains neurotransmetteurs dans le cerveau. Le safran, quant à lui, a montré des effets bénéfiques sur l'humeur dans plusieurs études.
Les benzodiazépines et les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) sont les traitements pharmacologiques les plus reconnus pour les troubles anxieux généralisés (TAG) et les plus souvent prescrits.
La rumination et l'inquiétude sont toutes les deux associées à l'anxiété (à l'anxiété sociale en particulier) et à d'autres états émotionnels « négatifs », parfois très autocentrés et sources et/ou conséquences de biais cognitifs.