La dysthymie se caractérise par des symptômes similaires à l'épisode dépressif majeur avec une intensité moindre mais d'évolution chronique et altérant notamment l'estime de soi, le sommeil et l'aptitude à se concentrer.
La dysthymie
La dysthymie est caractérisée par des symptômes plus légers et moins caractéristiques que ceux d'un épisode dépressif ou d'une dépression récurrente. Cependant il s'agit d'un trouble persistant avec des symptômes qui durent au moins 2 ans, parfois même des décennies.
Affectant tous les domaines de la vie quotidienne, elle est liée à un risque accru de suicide. Elle favorise notamment les addictions, mais aussi les maladies cardiovasculaires, le diabète et les troubles sexuels. De nombreux facteurs entrent en jeu dans la survenue de la dépression.
6 types de dépression et leurs caractéristiques
La double dépression n'est pas une catégorie diagnostique officielle, mais elle décrit une situation clinique dans laquelle une personne souffre simultanément d'un trouble dépressif persistant (TDP) et d'un trouble dépressif majeur (TDM).
L'intensité de l'épisode dépressif caractérisé peut être qualifiée selon 3 niveaux (1) : léger, modéré ou sévère, en fonction du nombre et de l'intensité des symptômes et du degré de dysfonctionnement du patient dans les activités sociales, professionnelles résultant de l'épisode dépressif.
Forme particulière de dépression, la dépression résistante se caractérise par la persistance de l'épisode dépressif malgré au moins deux traitements antidépresseurs successifs bien conduits ou qui n'évolue pas suffisamment favorablement sous l'influence de ces traitements.
Lors d'un épisode dépressif, la personne se plaint d'au moins 5 des symptômes suivants : une tristesse constante, une humeur dépressive qui dure presque toute la journée et qui se répète pratiquement tous les jours depuis au moins deux semaines. Elle peut s'accompagner de pleurs.
La dépression sévère mélancolique (niveau le plus élevé de dépression) : forme très douloureuse, avec perte d'intérêt total pour le monde extérieur, incapacité à aimer, perte d'estime de soi, autodépréciation constante…
Humeur dépressive quasi permanente définie par un sentiment de tristesse ou de vide. Perte durable d'intérêt et de plaisir pour toutes ou presque toutes les activités. Perte ou gain de poids significatifs en l'absence d'action volontaire dans ce sens, ou diminution / augmentation de l'appétit. Insomnie ou hypersomnie.
Si vous pensez que la dépression, la schizophrénie ou les troubles bipolaires sont les maladies mentales les plus fréquemment associées à une mort prématurée, vous vous trompez. Les troubles du comportement alimentaire — notamment l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique — sont les troubles mentaux les plus mortels, selon une étude publiée dans Current Psychiatry Reports.
Douleur : Il existe un lien étroit entre la douleur et le cerveau. Les personnes souffrant de dépression peuvent présenter des maux de tête, des maux de dos et d’autres douleurs non spécifiques comme symptômes de leur maladie. Inversement, les personnes souffrant de douleurs chroniques peuvent également souffrir de dépression.
Etats dépressifs d'intensité variable : - soit avec une asthénie persistante : 10 à 20 %. - soit à l'opposé, grande dépression mélancolique, anxiété pantophobique : 50 à 100 %. Troubles du comportement d'intensité variable : 10 à 20 %.
Les maladies les plus fréquentes pouvant se révéler par une dépression sont :
Le trouble bipolaire est une maladie psychique chronique responsable de dérèglements de l'humeur avec le plus souvent une alternance d'états d'exaltation et de dépression. Favorisée par des facteurs biologiques et génétiques, cette maladie apparaît le plus souvent chez l'adulte jeune.
Troubles cognitifs : s'ils ne sont pas traités, les troubles dépressifs peuvent littéralement modifier notre cerveau. Selon les données de différentes études, la dépression peut affecter le cortex préfrontal du cerveau, qui est responsable du raisonnement, de la concentration et d'autres fonctions exécutives.
Comment évaluer la sévérité d'un épisode dépressif caractérisé ? On distingue trois niveaux : épisode dépressif, léger, modéré ou sévère*, selon l'intensité des symptômes et leur impact sur la vie du patient (voir infographie).
La dépression est une maladie qui peut tous nous atteindre, quel que soit notre âge. On en guérit généralement, comme de toute maladie. Mais chez certaines personnes la dépression devient chronique, elle ne disparaît plus.
Les différents types de dépression
Les 7 phases de la dépression
Aider une personne dépressive : ce qu'il ne faut pas faire
Pour aider une personne dépressive, il est donc vivement conseillé d'éviter les phrases telles que « il suffit de le vouloir pour y arriver » ou « il suffît de faire un effort et de se secouer un peu », comme on peut souvent l'entendre.
L'épisode dépressif se caractérise par la présence d'une humeur dépressive (sentiment de tristesse et de vide, irritabilité), qui s'accompagne parfois d'une perte de la capacité à éprouver du plaisir ou de l'intérêt.
Dans les périodes d'acutisation, il peut exister un obscurcissement de la conscience, une perplexité, une idéation persécutive, l'impression de ne plus pouvoir penser ou de devenir fou. Ces états sont transitoires et ne persistent que quelques heures, rarement plus de quelques jours.
Comment obtenir l'AAH pour dépression ? Pour obtenir l'AAH en cas de dépression, il est nécessaire de constituer un dossier MDPH. Ce dossier doit comporter un certificat médical établi par un médecin, de préférence un psychiatre, attestant de votre situation dépressive.
Après une dépression, vous pouvez reprendre votre vie en main en vous fixant des objectifs atteignables, en vous entourant d'un cercle relationnel de qualité, en prenant soin de votre santé psychique et physique et en affrontant sainement les situations qui se présentent à vous.