"L'éducation est le plus grand et le plus difficile problème qui puisse être proposé à l'homme », écrit Kant dans ses Réflexions sur l'éducation.
Cette conception va conduire Kant à trois postulats : la liberté, l'immortalité de l'âme et l'existence de Dieu. Dieu n'est donc pas nécessaire pour fonder la morale, il ne détermine pas le bien et le mal, mais assure la synthèse de la vertu et du bonheur dans un jugement : Dieu est un être moral.
Que puis-je connaître ? Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ? Qu'est-ce que l'homme ?
Le précepte pour y parvenir comporte trois maximes directrices : 1) Penser par soi-même (Selbstdenken) ; 2) se penser (dans la communication avec les hommes) à la place de l'autre (an die Stelle des Anderen) ; 3) Penser toujours en accord avec soi- même. » Kant, Anthropologie d'un point de vue pragmatique, § 43.
Théorie de la connaissance de Kant. La théorie de la connaissance de Kant est exposée en particulier dans la Critique de la raison pure. Le point de départ de cette réflexion est, de l'aveu même d'Emmanuel Kant, le scepticisme empiriste de Hume, qui l'a réveillé de « son sommeil dogmatique ».
Pour être moral, nul besoin d'être un sage ou un savant. Faire son devoir ne requiert pas la haute connaissance du bien comme de la fin que l'homme doit se proposer dans sa vie. Le mobile de la volonté bonne n'est pas un but à atteindre, mais un principe à respecter.
Philosophe allemand (Königsberg 1724-Königsberg 1804). « Que puis-je connaître ? », « que dois-je faire ? », « que suis-je en droit d'espérer ? », trois questions au centre du projet kantien.
« Ose penser par toi-même » – telle est sa maxime. Sapere aude ! Il y a là une formule suffisante s'il s'agit, défensivement, de marquer la nécessité de l'indépendance à l'égard des autorités théologico-politiques.
La célèbre citation d'Emmanuel Kant : "Deux choses me remplissent le cœur d'une admiration et d'une vénération incessantes : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi." Expliquez-moi ça, je suis nouveau dans le genre.
Kant s'est préoccupé de fournir une réponse décisive aux trois questions suivantes: Que puis-je connaître? Que dois-je faire? Que m'est-il permis d'espérer? qui constituent par excellence le programme de toute philosophie.
La Critique de la Raison pure est l'ouvrage fondamental de Kant, publié en 1781, dans lequel il analyse les différentes facultés de l'esprit, afin d'établir que notre connaissance ne saurait dépasser les limites de l'expérience.
Pour Kant, la morale et le devoir relèvent d'une loi universelle applicable à toutes situations et résumée par l'impératif catégorique. Selon le philosophe allemand, il n'y a pas de demi-mesure. Par exemple, si vous ne devez pas mentir, cela implique que vous ne devez jamais mentir, quel que soit le contexte.
Quatre modes de pensées sont présentés. Le style « Leibnitz » : le modèle rationnel, la logique, la déduction. Le style « Kant » : l'esprit critique, la justification du raisonnement. Le style « Hegel » : la dialectique, la synthèse entre plusieurs voies.
Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ? Qu'est-ce que l'homme ? Kant affirmait que ces quatre questions permettaient de couvrir presque tout le champ de la philosophie.
L'éthique de Kant s'organise autour de la notion d'« impératif catégorique », principe éthique universel stipulant qu'il faut toujours respecter l'humanité d'autrui et qu'il faut agir uniquement selon des règles valables pour tous.
Désormais célèbre, bien qu'incomplètement compris par ses contemporains, Emmanuel Kant meurt en 1804 à Königsberg. Ses derniers mots furent : « Es ist gut » (« c'est bien » ou « c'est suffisant »).
Kant (1724-1804) : un philosophe et une œuvre. Le philosophe ne doit pas se déterminer par rapport à Dieu mais par rapport à l'homme. Ce n'est pas la foi mais la raison qui peut procurer à l'homme la liberté. La morale doit donc se libérer de toute référence (comme les Eglises) extérieures à la raison humaine.
La philosophie de Kant postule que chaque être humain possède une valeur intrinsèque . Cette valeur inclut des valeurs telles que le respect et l'honneur mutuels. Il estimait que nous devions traiter les autres comme nous aimerions être traités, un principe communément appelé la « règle d'or ».
L'amour est une passion qui ne se soumet à rien, et à qui, au contraire, toutes choses se soumettent. L'amour est fort comme la mort, la passion est implacable comme l'abîme, ses flammes brûlantes, c'est un feu divin !
Toute notre connaissance commence par les sens, se poursuit par l'entendement et s'achève par la raison. Il n'y a rien de supérieur à la raison.
Dans son ouvrage Droit moral, Kant soutient qu'une action humaine n'est moralement bonne que si elle est accomplie par sens du devoir , et que le devoir est un principe formel qui ne repose ni sur l'intérêt personnel ni sur une considération des conséquences qui pourraient en découler.
Pour Kant, les tâches de la philosophie se résument à ces trois questions : que puis-je savoir ? (philosophie théorique) ; que dois-je faire ? (philosophie pratique) ; que m'est-il permis d'espérer ? (philosophie religieuse).
Ce sont les branches de l'épistémologie (l'étude de la connaissance), de la métaphysique (l'étude de la réalité), de la théorie des valeurs (l'étude de l'éthique et des valeurs) et de la logique (l'étude du raisonnement correct) .
Pour Kant, la question n'est pas de savoir si un agent a des désirs, mais ce qui l'a poussé à agir . S'il a agi par devoir, son action est dépourvue de valeur morale. S'il a agi par devoir, et que ces désirs étaient présents par simple coïncidence, alors son action possède une valeur morale.
Emmanuel Kant a dit...
“Il en est du mérite comme de l'innocence : il se perd dès qu'on s'en repaît.” “Le sublime touche, le beau charme.” “La musique est la langue des émotions. ” “La possession du pouvoir corrompt inévitablement la raison. ”