Le stoïcisme est une philosophie de l'éthique personnelle influencée par son système logique et ses vues sur le monde naturel. Il prône l'acceptation sereine du destin, dans sa définition stoïcienne, et la maîtrise de soi, en s'efforçant de vivre en accord avec la nature et en se détachant des émotions perturbatrices.
Les grands principes du stoïcisme
Par extension, le terme stoïcisme désigne l'attitude morale d'un individu qui reste inébranlable et rationnel face aux difficultés, aux malheurs ou à la douleur, qui ne se laisse pas atteindre par l'adversité.
Pour les stoïciens le seul bien est la “vertu” et le seul mal est le “vice”. Ils font donc en sorte que chacune de leurs actions soient basées sur une (ou plusieurs) des 4 vertus cardinales stoïciennes : la sagesse, la justice, la tempérance, le courage.
La définition la plus célèbre du but de la vie selon les stoïciens, qui est attribuée soit à Zénon soit à Chrysippe, est simplement “vivre en accord avec la nature” et plusieurs variations peuvent être trouvées dans la littérature stoïcienne.
Quels sont les principes du Stoïcisme ? Réponse en 10 points
Les vertus cardinales sont au nombre de quatre : la prudence, la justice, le courage et la tempérance. Elles ont été décrites par Aristote et Thomas d'Aquin. Des quatre vertus, la prudence est la première et la principale.
La citation d'un stoïcien qui m'a le plus "touché" vient de Sénèque dans sa première lettre : "Nous nous trompons quand nous attendons la mort ; la plus grande partie de la mort est déjà passée. Quelles que soient les années qui nous restent, elles sont entre les mains de la mort."
Les stoïciens, contrairement aux épicuriens dont ils sont les redoutables adversaires, croient au destin. La sagesse consiste donc à accepter la place qui nous est donné dans l'univers, à vivre en harmonie avec la nature en prenant soin de son corps et de son âme par la pratique de la vertu et le rejet des passions.
Hegel critique le stoïcisme, le considérant comme une forme d'anti-socialité et un échec à faire partie de la société civile. Nietzsche le critique comme une morale d'esclave qui glorifie la faiblesse, "chacun chez soi", etc.
C'est une sagesse du bonheur, qui s'est développée à la mort d'Alexandre le Grand, à l'époque dite hellénistique. Son fondateur est le philosophe grec Zénon de Citium et les philosophes stoïciens les plus connus furent l'homme politique Sénèque, l'esclave affranchi Épictète et l'empereur romain Marc Aurèle.
Plan
La meilleure façon de mettre en pratique l'éthique stoïcienne consiste peut-être à suivre l'enseignement d'Epictète : jouer du mieux possible les rôles que nous jouons dans la vie (père, compagnon, ami, enseignant, collègue, etc.) afin d'en être le meilleur acteur possible.
Le stoïcisme enseigne qu'il est possible d'être « heureux » même en étant torturé – le seul bien qui vaut quoi que ce soit vient de la vertu ou de la façon dont nous réagissons à la situation. Lui offrir une veste la prive de la possibilité d'exercer la vertu.
Sustine et abstine (svstine•et•abstine) est la maxime des stoïciens (traduite du grec ancien : ἀνέχου καὶ ἀπέχου, anekhou kai apekhou) qui signifie littéralement « Supporte et abstiens-toi ».
En effet, contrairement à l'épicurisme, le stoïcisme est connu pour ne pas être "une pensée de l'individu". Ils se définissent dans leur opposition à la recherche du bonheur qui ne réside pas, pour les stoïciens, dans l'intérêt individuel mais dans l'exigence du bien par la sagesse intérieure que chacun peut édifier.
On dit d'une personne qu'elle fait preuve d'un tempérament stoïque lorsque cette personne est calme et sereine face aux épreuves (et face à la vie en général).
Le plus souvent polythéistes, les stoïciens défendent un Dieu le plus souvent immanent, qui se confond avec la Providence divine, c'est-à-dire avec l'ordre naturel des choses.
– Littéraire : impavide. Contraire : douillet, sensible.
Le bonheur, également appelé ataraxie (ataraxia) par les stoïciens, peut être décrit en ces termes : tranquillité de l'âme ou absence de trouble, le bonheur consiste en un état stable et permanent de clarté mentale, de calme émotionnel et de joie sans vague (apatheia).
Être stoïque, c'est garder la maîtrise de soi à travers la raison, même lorsqu'on est soumis à la pire épreuve du sensible, c'est-à-dire à la souffrance. Être stoïque, ce n'est donc pas, comme le dit l'opinion courante, une affaire de force, de caractère, de bander ses muscles.
La pensée de Marc-Aurèle s'inscrit dans le stoïcisme et prolonge l'idée que nos passions et nos émotions sont dues aux jugements que nous portons sur les choses. Il y a premièrement ce que nous entendons puis ce que nous percevons. Mais, à la première représentation objective nous ajoutons un jugement de valeur.
Conclusion. Le stoïcisme est un monisme. Il ne conçoit qu'un seul monde, ce qui est relativement rare chez les penseurs antiques. Pour un stoïcien, il n'y a pas de monde intelligible à la perfection plus grande : le monde est entièrement matériel.
Elles sont au nombre de 7 : les 4 vertus cardinales de la Prudence, la Justice, la Force, la Tempérance ; et les 3 vertus théologales de la Foi, l'Espérance, et la Charité.
Dans la philosophie stoïcienne, la vertu de justice constitue un fondement essentiel, nous guidant vers une vie d'intégrité, d'équité et de responsabilité sociale . Souvent éclipsée par des vertus plus personnelles comme la sagesse et le courage, la justice stoïcienne influence profondément notre rapport au monde.