Le traitement de la pré-éclampsie nécessite une hospitalisation de la femme enceinte pour traitement de l'hypertension artérielle gravidique. Une surveillance est mise en place. La date et le mode d'accouchement dépendent de chaque situation et de la gravité de la pré-éclampsie.
Le seul traitement est l'accouchement et la délivrance du placenta. Dans certains cas, l'accouchement doit être devancé, soit en déclenchant le travail par des médicaments qui provoquent des contractions, soit par césarienne. Le sulfate de magnésium est utilisé pour prévenir les convulsions (éclampsie).
Dès que l'éclampsie est diagnostiquée, du sulfate de magnésium doit être administré pour éviter la récidive des convulsions. Le sulfate de magnésium 4 g IV administré en 20 min est suivi d'une perfusion IV continue de 2 g/h. La dose est ajustée en fonction de l'existence ou non d'une insuffisance rénale.
Prévention de la prééclampsie : Dans une population à risque de prééclampsie, il est recommandé de ne pas initier en routine une autosurveillance de la pression artérielle au cours de la grossesse en complément de la surveillance habituelle dans le seul but de réduire la morbidité maternelle ou périnatale.
Les complications associées à une pré-éclampsie
La pré-éclampsie peut également avoir des conséquences pour votre bébé, notamment un poids plus faible à la naissance. En cas de pré-éclampsie aigüe, l'une des solutions est de déclencher le travail artificiellement avant le terme de la grossesse.
Si vous n'êtes pas encore à 34 semaines de grossesse, mais que votre état et celui de votre bébé sont stables, vous pouvez peut-être attendre avant d'accoucher. En cas de prééclampsie associée au syndrome HELLP (taux élevé d'enzymes hépatiques et faible taux de plaquettes), un accouchement prématuré est presque toujours nécessaire.
L'hypertension et les maladies cardiovasculaires
La pré-éclampsie multiplie par quatre votre risque de développer une hypertension. De plus, elle augmente d'environ deux fois le risque de développer un infarctus du myocarde et un accident vasculaire cérébral (AVC).
une hypertension chronique, une pathologie rénale ou encore un diabète. des antécédents familiaux de pré-éclampsie (chez la mère, une grand-mère...) une obésité (IMC supérieure à 30) une grossesse multiple.
Résumé. Le sulfate de magnésium (MgSO4) est le médicament le plus couramment utilisé pour le traitement et la prophylaxie de l'éclampsie chez les patientes atteintes de prééclampsie sévère . Il est généralement administré par voie intramusculaire ou intraveineuse.
En cas de pré-éclampsie sévère, la conduite à tenir dépend de l'âge gestationnel. Après 34 SA, il est recommandé de provoquer la naissance par déclenchement ou césarienne selon le score de Bishop et l'urgence.
Gestion des soins infirmiers
Prélever du sang et de l'urine pour analyse . Administrer les médicaments prescrits. Surveiller les réflexes des patients sous sulfate de magnésium. Effectuer des examens neurologiques réguliers.
Prévention et suivi des grossesses à risque
Une prophylaxie par Aspirine à faible dose sera introduite lorsque le risque de pré-éclampsie calculé au 1er trimestre de la grossesse est > à 1/100. L'aspirine doit être prise le soir pour une meilleure efficacité.
L'antidote est le gluconate de calcium (deux ampoules) qui doit être disponible à tout moment. de ce traitement est démontré.
Symptômes courants de l'éclampsie
Troubles visuels : Vision floue, taches visibles ou perte temporaire de la vision. Douleur abdominale: Douleur intense dans le quadrant supérieur droit de l'abdomen. Nausée et vomissements: Nausées ou vomissements persistants pouvant accompagner d'autres symptômes.
La pré-éclampsie est une complication de la grossesse dont le diagnostic doit être fait rapidement. En effet, le traitement est urgent. C'est pourquoi, à chaque consultation au cours de la grossesse, la tension artérielle est contrôlée et la protéinurie est recherchée grâce à une bandelette urinaire.
Lors d'une grossesse normale, la tension artérielle baisse généralement un peu. Toute augmentation doit donc être surveillée de près. Rendez-vous chez votre médecin si votre tension dépasse 14/9.
un traitement par corticoïdes injectables. Celui-ci permet d'accélérer la maturation du fœtus en cas de pré-éclampsie avant la 34e semaine d' aménorrhée ; un traitement de sulfate de magnésium par voie intraveineuse.
En prévention d'une crise d'éclampsie ou lorsque celle-ci se déclare, administrer une perfusion intraveineuse de 4 g de sulfate de magnésium heptahydraté (soit 16 mmol de magnésium élément), en 20 à 30 minutes.
Le sulfate de magnésium (MgSO4) prénatal pour la neuroprotection du fœtus peut être administré à la mère en cas de menace d'accouchement prématuré imminent entre 24+0 SA et 32+0 SA.
En cas de pré-éclampsie précoce (avant 34 semaines de gestation), un traitement à base de corticostéroïdes est donné afin d'accélérer la maturation des poumons du bébé. Selon la gravité, une hospitalisation à l'unité des soins continus est nécessaire.
Les patientes atteintes de pré-éclampsie accouchent d'un bébé sans difficultés particulières la plupart du temps, mais un syndrome non-traité peut entrainer des complications sérieuses : naissance prématurée, décès de la mère et de l'enfant, retard de croissance in-utero.
Le diagnostic de pré-éclampsie est posé en présence : d'une élévation de la pression artérielle, supérieure à 140 mmHg et/ou 90 mmHg survenant après la 20ème semaine d' aménorrhée (milieu du second trimestre).
La prééclampsie tient son nom du fait qu'elle peut conduire à une crise d'éclampsie, une complication grave qui se traduit par des convulsions, un peu comme une crise d'épilepsie. La prééclampsie peut avoir d'autres complications graves qui justifient parfois l'hospitalisation de la patiente jusqu'à la naissance.
Si vous avez une pré-éclampsie modérée et qu'il s'agit d'une première grossesse, vous avez un faible risque d'en refaire une lors d'une grossesse ultérieure (5-7%). Ce risque est encore plus faible si elle est survenue lors d'une deuxième grossesse et que la première grossesse s'est bien déroulée (< 1%).
La prévention de l'hypertension gravidique et de la prééclampsie réside avant tout dans la surveillance mensuelle de la femme enceinte : prise de la tension artérielle et recherche de protéines dans les urines, afin de mettre en œuvre un traitement au plus vite le cas échéant.