La loi ne fixe pas un salaire minimum au président d'une SAS. Il est même possible de ne pas en prévoir. A contrario, elle fixe une rémunération obligatoire, le SMIC, lorsqu'il s'agit d'un contrat de travail. Hormis le type de contrat, le statut du dirigeant influence également sa rémunération.
Ainsi, pour percevoir l'équivalent d'une rémunération de 1 000 € par mois, pour reprendre l'exemple précédent, le dirigeant doit se verser 12 000 € auxquels il doit ajouter les prélèvements. Au total, la SAS doit donc débourser 14 064 € par an pour rémunérer son président.
Le salaire des présidents de SAS et des gérants minoritaires est traité comme une rémunération du personnel, en comptabilisant au compte 641. Les gérants majoritaires, considérés comme TNS, ont une comptabilisation spécifique avec des sous-comptes pour distinguer leur rémunération et les cotisations sociales.
La rémunération du président peut prendre plusieurs formes, il peut s'agir : d'un montant fixe ; d'un montant variable calculé en fonction des bénéfices, du chiffre d'affaires, ou de toute autre donnée ; d'une base fixe et d'une part variable.
La réponse est oui, rappelle Boursorama : le chef de l'Etat, comme tout fonctionnaire, est imposable sur ses revenus.
Il n'existe pas de prime de dirigeant obligatoire en SAS. Toutefois, les associés peuvent décider de verser une prime exceptionnelle au président, sous réserve que cela soit prévu dans les statuts ou validé par une décision collective.
Dans les SARL et EURL, on qualifie toujours le dirigeant de l'entreprise de gérant. Dans les SAS, SASU, le dirigeant de l'entreprise a le choix du titre : président, gérant ou, directeur. Dans les SA, la direction du conseil d'administration est toujours confiée au Président.
L'essentiel de l'article : En SASU, le président associé unique décide librement s'il se rémunère ou non. Deux options principales : salaire (protection sociale, mais charges élevées) ou dividendes (fiscalité avantageuse, mais aucune couverture sociale).
Même en l'absence de rémunération formelle, un président de SAS peut bénéficier d'avantages en nature, à condition que ce soit prévu par la société. Ces avantages prennent la forme de biens, de services ou de remboursements octroyés par la SAS à son dirigeant en raison de son mandat.
Cela consiste à prononcer la dissolution anticipée de l'entité, réaliser son actif, apurer le passif et répartir le solde disponible entre les associés. Bien que radicale, cette solution évite les versements de dividendes et restitue aux actionnaires leur mise.
Le taux d'imposition maximum de l'IS est nettement inférieur au taux maximum de l'IR. Si vous prévoyez d'importants bénéfices, l'IS est le régime fiscal le plus avantageux.
Comment optimiser et ne pas payer la TVA en SAS ? Pour optimiser sa TVA, le seul moyen est de générer des charges dans l'entreprise pour ainsi avoir un montant de TVA déductible qui compensera le montant de TVA collectée et ainsi réduire le montant à payer.
La rémunération du directeur général de SAS
En tant que mandataire social, le directeur général n'est pas concerné par les règles liées au salaire minimum obligatoire. Il est même possible de prévoir qu'il n'est pas rémunéré.
La stratégie classique : mix salaire/dividendes
L'optimisation consiste généralement à se verser un salaire minimum (environ 1 730€ brut/mois en 2025 pour valider 4 trimestres de retraite) puis compléter par des dividendes.
Son salaire en tant qu'employé est librement fixé par l'employeur. Toutefois, il doit respecter les règles relatives au salaire minimum de croissance, le SMIC. Soit 1.766,92€ bruts par mois pour un contrat de travail de 35 heures.
Si le dirigeant de la SAS est rémunéré dans le cadre de son mandat social : il n'y a pas de salaire minimum. Cependant, sa rémunération doit être supérieure à 150 SMIC horaire brut par trimestre (soit 1 728 € par trimestre ou 576 € par mois en 2023) pour valider la cotisation d'un trimestre de retraite.
Présidents et Premiers ministres soumis à l'impôt
En revanche, ils n'échappent pas au fisc. Ils sont donc, au même titre que chaque contribuable, imposables sur tous les éléments de leur salaire.
En tant que président de la SAS, vous relèverez obligatoirement du régime des "assimilés-salariés". Vous serez donc automatiquement assujetti au régime général de la Sécurité sociale au titre de votre mandat social, quelle que soit l'étendue de vos pouvoirs dans la société ou le nombre d'actions que vous détenez.
Les rémunérations perçues par le président associé de SAS sont réintégrées dans sa quote-part de bénéfice imposable, et en contrepartie elles ne sont pas imposées en tant que traitements et salaires.
Outre les sanctions pénales prévues pour les infractions commises lors de la constitution et le fonctionnement de la société, le président peut voir sa responsabilité pénale engagée.
Bon à savoir : le président de SAS non rémunéré ne relève ni du statut d'assimilé salarié ni du statut TNS et ne bénéficie ainsi d'aucune protection sociale.
Exemple chiffré Si l'objectif est de percevoir un salaire net avant impôt de 3 000 €, il faut partir d'un salaire brut d'environ 3 850 €. Les cotisations salariales représentent donc environ 850 €. Les charges patronales à ajouter s'élèvent à environ 1 730 €, ce qui porte le coût total pour l'entreprise à 5 580 €.
L'un des avantages de la SAS qui séduisent d'emblée les associés, c'est la liberté dont ils disposent au niveau de son fonctionnement. La réglementation qui encadre ce statut est peu contraignante. L'un des exemples les plus parlants concerne l'absence de limitation maximale du nombre des associés.
Dans certains cas, le dirigeant peut même encourir des sanctions pénales, notamment en cas de banqueroute (détournement d'actif, aggravation de l'endettement, tenue irrégulière de la comptabilité). Les sanctions pénales peuvent aller jusqu'à l'emprisonnement et de lourdes amendes.