Le taux d'inflation a diminué en Russie, depuis le début de l'année, passant de 8,9 % en novembre 2024 à 6,6 % le mois dernier, soit son niveau le plus faible depuis septembre 2023.
Une baisse du taux directeur
En avril 2022, l'inflation avait atteint un pic à 17,8 % contre 9,2 %, deux mois plus tôt, et 5,5 % en avril 2021. Elle a quasiment continuellement augmenté jusqu'en mars 2025 (10,3 %). Une hausse liée à l'augmentation des tarifs des services publics et des produits agricoles sensibles.
Pour l'économie russe, l'année 2025 a agi en véritable séisme: de nombreuses entreprises sont désormais déficitaires, la solvabilité du Trésor public ne tient plus qu'à l'augmentation des impôts et l'inflation soi-disant «maîtrisée» de 6% peut remercier les taux d'intérêt élevés de la Banque centrale.
Selon les données officielles, l'inflation en Russie atteint le niveau le plus bas depuis septembre 2023. Cette baisse s'accompagne d'un ralentissement net de la croissance et semble provoquée par l'asphyxie de l'économie civile et l'explosion de l'économie de guerre.
Selon la plus grande banque de données mondiales Numbeo, le salaire moyen en Russie est de 608,49€. Il s'agit du salaire net mensuel, après impôt, qui correspond à 48 436,59 roubles en 2023. Pour info, il était de 41 863,14RUB en 2022, contre 32 200RUB en 2019.
Le PIB de la France s'élève à 3 160 milliards de dollars, contre 2 170 milliards pour la Russie , la plaçant respectivement aux 7e et 11e rangs sur 197 économies mondiales. La dette publique française atteint 3 570 milliards de dollars (119,1 % du PIB), contre 441 milliards de dollars (22,5 % du PIB) pour la Russie.
Cela n'est pas neutre pour la croissance future, mais cela finance le présent. La Russie ne s'effondre pas parce qu'elle a basculé dans une économie d'allocation : État acheteur en dernier ressort, revenus d'hydrocarbures redirigés, finance contrôlée, importations contournées.
De 2013 à 2016, il a figuré en tête du classement Forbes des personnes les plus puissantes du monde. Grâce aux réformes économiques et à la multiplication par cinq du prix du pétrole et du gaz, l'économie russe a connu une croissance annuelle moyenne de sept pour cent durant le premier mandat de Poutine à la présidence.
Depuis 2016, Alexeï Dioumine est fréquemment cité comme possible successeur de Vladimir Poutine à la tête de l'État, idée qui revient en force en 2024. Le général Dioumine en 2022. En août 2024, il est chargé, de repousser l'attaque ukrainienne dans la région de Koursk.
L'économie russe a dû faire face cette année à des difficultés croissantes : une inflation galopante, un déficit budgétaire abyssal – dû en partie à des dépenses militaires massives – et une baisse des recettes pétrolières et gazières. La croissance économique a également fortement ralenti.
Ces coûts sont également alourdis par le volume de la dette russe, qui devrait augmenter d'environ 5 000 milliards de roubles (53,5 milliards d'euros) chaque année au moins jusqu'en 2028.
Ce qu'il faut retenir
Le SMIC russe 2025 est fixé à 22 440 roubles (environ 225 euros) par mois, depuis le 1er janvier. Il est déterminé chaque année par le Parlement, sans mécanisme d'indexation automatique.
Le coût d'achat moyen au mètre carré dans ces immeubles de luxe se trouve désormais à 21 600€ à Moscou, soit plus qu'à Shanghai (19 700€), Londres (18 900€) ou Paris (18 600 €).
Le taux de pauvreté s'établissait, début 2021, à 13,1 %, en hausse quasi constante depuis 2012. Et ce, avec un seuil de pauvreté défini par la loi particulièrement bas – soit 11 700 roubles par personne.
« Au cours des trois dernières années, la croissance du PIB russe a atteint 9,7 %, contre 3,2 % dans la zone euro », a ainsi souligné le président russe, en affirmant que la croissance devrait atteindre 1 % en 2025.
La Russie est en 2024 la 11ème économie mondiale selon le FMI et la Banque Mondiale.
Les extrêmes droites qui soutiennent la Russie de Vladmir Poutine se trouvent en Autriche, en France, en Hongrie, en Belgique, en Italie, en Bulgarie, en Grèce et dans une moindre mesure en Allemagne.
Globalement, la population a tendance à diminuer. Divortialité élevée et cohabitation entre générations pour résoudre les problèmes de rareté des logements expliquent la fréquence élevée des familles monoparentales et des ménages complexes. Le passage vers l'économie de marché a bouleversé le marché du travail.
Les principales faiblesses de long terme de la Russie se résument en trois points principaux : les institutions, la polarisation économique et la démographie. Dès 2003, les failles des institutions mises en place sous Vladimir Poutine ont commencé à freiner le développement économique.
« L'élan économique de la Russie a culminé fin 2024, et le pays dérive désormais vers la stagflation, écrit Eyl-Mazzega.
Vivre en Russie revient moins cher qu'en France. Le changement de devise euros / rouble est également plus avantageux pour les français. S'expatrier pour la Russie peut aussi apporter cet avantage économique.
Chine. La Chine est de loin le premier partenaire commercial de la Russie, avec près de 239 milliards de dollars de biens échangés de mai 2024 à mai 2025, selon des chiffres de l'institut Bruegel.
Malgré l'attrait que la France des Lumières exerce sur la Russie, les deux monarchies absolues s'opposent le plus souvent sur le plan géopolitique. L'expansionnisme russe est contraire aux alliances traditionnelles de la France avec la Pologne, la Suède et l'Empire ottoman.