Le trouble du spectre de l'autisme (TSA) est un trouble neurodéveloppemental qui touche principalement la communication socio-émotionnelle. L'autisme représente un ensemble de symptômes. Ces symptômes peuvent varier d'une personne à l'autre. Le terme TSA remplace le terme TED, Troubles Envahissants du Développement.
Symptômes
Les signes possibles de l'autisme à tout âge peuvent comprendre :
Autisme : se réfère uniquement au diagnostic de trouble autistique. TSA non autistique ou Spectre autistique : englobe tous les troubles du spectre de l'autisme (syndrome d'Asperger, TED NS…), sauf l'autisme. Hors du spectre : concerne tout diagnostic qui n'est pas sur le spectre de l'autisme.
L'autisme léger, aussi appelé autisme de niveau 1, ou autisme de haut niveau, présente des particularités communes aux personnes avec autisme, mais jamais de retard mental ou de langage pour l'enfant. La forme d'autisme léger la plus connue était le syndrome d'Asperger, également intégré dans les troubles autistiques.
Troubles de la communication
La « règle des six secondes » est une stratégie de communication utilisée pour aider les personnes autistes en leur accordant un temps de réflexion supplémentaire après une question . Au lieu d'attendre une réponse immédiate, la personne qui utilise cette règle fera une pause d'environ six secondes après avoir posé une question avant de la répéter ou de passer à la suivante.
L'autisme infantile (souvent simplement appelé « autisme ») est la forme la plus courante de troubles envahissants du développement. Ses symptômes apparaissent avant l'âge de trois ans et sont présents en permanence.
À quoi est dû l'autisme ? L'autisme est lié à des anomalies très précoces du neurodéveloppement, survenant sur un cerveau en pleine croissance et apparaissant chez le fœtus avant même la naissance. Le processus de survenue de l'autisme est multifactoriel avec une forte composante génétique.
Le syndrome d'Asperger est une pathologie neurodéveloppementale majoritairement génétique. Il fait partie d'un ensemble plus large appelé TSA pour troubles du spectre de l'autisme. Il s'agit d'un autisme mais sans déficit intellectuel ni retard de langage.
Les premiers signes, avant 3 ans
Les premiers signes évocateurs de l'autisme se manifestent le plus souvent entre 18 et 36 mois. L'enfant est trop calme ou au contraire trop excité. Il semble indifférent au monde sonore et aux personnes qui l'entourent.
Cela peut se traduire par les exemples suivants : le respect de routines et de rituels établis – par exemple, manger les mêmes repas chaque jour, effectuer les tâches dans le même ordre, utiliser les mêmes objets (comme une tasse ou un stylo préféré), emprunter le même chemin pour aller à l’école ou au travail, poser les mêmes questions pour obtenir les mêmes réponses (pour se rassurer).
Les points forts scientifiquement évalués chez les personnes autistes, à travers des études expérimentales, incluent la perception visuelle, l'attention aux détails, l'habileté à repérer visuellement un motif tel qu'une figure cachée ou de reconnaître des motifs répétitifs.
Les personnes avec un trouble du spectre de l'autisme sont souvent sujettes aux crises d'angoisse, crises pouvant aller jusqu'à l'effondrement ou au repli autistique. Celles-ci se traduisent par un mal-être, une peur ou une perte de contrôle face à une situation qui se produit ou va se produire.
Attention aux éléments de vocabulaire communs à partager : l'autisme est un trouble neuro-développemental qui entraîne un handicap reconnu depuis 1996 : les personnes concernées et leurs familles peuvent donc saisir les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) pour obtenir une notification d'aide : ...
L'ensemble des études qui ont mesuré l'état de santé des mères d'enfants autistes démontrent qu'elles présentent des taux extrêmement élevés de stress, de détresse et de dépression ; ces taux atteindraient entre 50 % et 80 % (Eisenhower et al., 2005; Giarelli et al., 2005).
Il n'y a pas d'éléments dans la littérature scientifique au sujet d'un quelconque rapprochement entre exposition aux écrans et troubles du spectre autistique. Ceci vient tout juste d'être confirmé par les travaux de la haute autorité de santé (HAS) sur la prise en charge de l'autisme parus en février 2018.
Par exemple, certaines personnes plus solitaires présentent des traits du spectre de l'autisme, mais ont toujours fonctionné sans aide ou services particuliers, ont une vie sociale qui les satisfont, occupent un emploi et ont souvent une vie de couple et des enfants. On ne pose bien sûr alors pas de diagnostic de TSA.
L'autisme est héréditaire dans 80 % des cas.
Dans certaines familles, l'enfant hérite de la prédisposition à l'autisme d'un parent, parfois des deux parents, et parfois le défaut génétique ou la variante génétique est apparu chez l'enfant lui-même alors qu'il était encore un embryon.
Les symptômes de l'autisme léger
Une forte sensibilité aux stimuli sensoriels, comme la lumière, les odeurs désagréables, les bruits forts, les matériaux d'un vêtement, etc. Des difficultés plus ou moins importantes dans la communication verbale et non verbale, pouvant mener à des dysfonctionnements relationnels.
Le DSM-5 a introduit trois niveaux de gravité pour les troubles du spectre de l'autisme (TSA) : le niveau 1 (« nécessitant un soutien »), le niveau 2 (« nécessitant un soutien important ») et le niveau 3 (« nécessitant un soutien très important ») . Le texte intégral des niveaux de gravité des TSA selon le DSM-5 est reproduit ci-dessous avec l'aimable autorisation de l'APA.
Lorsqu'une personne autiste reçoit moins de services qu'elle n'en a besoin, ou que les services sont fournis à une intensité inférieure à ce qui est approprié, ses compétences peuvent plafonner ou décliner. Ces compétences peuvent être durement acquises et une telle régression peut être déchirante.
Les personnes autistes ont une adhésion à des habitudes ou des rituels considérés comme non fonctionnels. Il s'agit ici de la difficulté pour les personnes autistes à changer leurs habitudes. Ce comportement est lié au fonctionnement alternatif des fonctions exécutives.
Éviter les consignes multiples, qui regroupent plusieurs tâches. Utiliser des consignes simples en mettant l'accent sur les mots importants. Répéter les mêmes mots dans différents contextes. Laisser du temps à la personne pour lui permettre de répondre à une question ou de comprendre une consigne donnée.
Pour réduire le stress d'un patient autiste lors d'une consultation, vous pourrez entre autres :