La trisomie 21 fait partie des raisons médicales acceptées par la loi pour recourir à une interruption médicale de grossesse (IMG), qui peut intervenir après le délai de l'IVG ; l'IMG peut-être pratiquée durant toute la grossesse jusqu'au jour de l'accouchement.
La législation française permet l'interruption de grossesse pour raison médicale à tout moment de la grossesse (situé au delà du délai de 14 SA accessible pour les IVG). Le diagnostic de trisomie 21 peut donc conduire à une interruption médicale de grossesse chez un grand nombre des couples concernés.
La loi actuelle autorise l'avortement jusqu'à la naissance si le fœtus est atteint d'un handicap, notamment de trisomie 21. Cependant, l'année dernière, le député Sir Liam Fox a déposé un amendement au projet de loi sur la justice pénale, signé par plus de 76 députés, visant à interdire l'avortement jusqu'à la naissance pour les fœtus atteints de trisomie 21 en Angleterre et au Pays de Galles.
L'IVG instrumentale (par dilatation du col et aspiration du contenu de l'utérus) peut être réalisée jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles.
[1] Dépistage prénatal non invasif. [2] TRISOMIE 21 : LA RÉGULARISATION EN CATIMINI DU STATUT DU DPNI EN FRANCE. [4] L'IVG peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 12e semaine de grossesse.
Les programmes de dépistage prénatal jouent un rôle crucial dans la prévention de la trisomie 21. En offrant aux parents la possibilité de détecter la condition dès les premiers stades de la grossesse, ces programmes permettent une intervention précoce et des options de gestion adaptées.
Après un diagnostic prénatal d'anomalie chromosomique ou d'une autre affection, certaines personnes choisissent d'interrompre leur grossesse, tandis que d'autres choisissent de la poursuivre . Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise décision : c'est votre choix. Mais il peut s'agir d'un choix difficile, que vous pourriez avoir à prendre rapidement.
Une IVG instrumentale (chirurgicale) peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début des dernières règles. Une IVG médicamenteuse est pratiquée jusqu'à la fin de la 7e semaine de grossesse, soit au maximum 9 semaines après le début des dernières règles.
Après 12 semaines, "le foetus est un peu plus gros, donc l'intervention est un peu plus longue mais on sait le faire", explique à BFMTV.com Ghada Hatem, médecin-cheffe de la Maison des Femmes.
Dans un premier temps, une injection d'anesthésiques est réalisée par le gynéco- logue-obstétricien, sous contrôle échographique dans le cordon ombilical, permet- tant d'endormir complètement le foetus. Puis dans un second temps, une injection d'un médicament conduit à l'arrêt du cœur du foetus.
PLUS DE 50 000 PERSONNES EN FRANCE
Plusieurs dizaines de millions de personnes seraient porteuses d'une trisomie 21 dans le monde, parmi lesquelles plus de 50 000 en France (enfants et adultes). Aujourd'hui, le seul facteur connu est l'âge de la mère, avec un risque accru à partir de 35-38 ans.
Presque toutes ces interdictions comportent des exceptions, qui se répartissent généralement en quatre catégories : pour prévenir le décès de la personne enceinte, lorsqu’il existe un risque pour la santé de la personne enceinte, lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste, et lorsqu’il existe une anomalie fœtale létale .
Si l'ADN provenant du chromosome 21 est présent en quantité anormalement élevée, cela signifie que le fœtus a une forte probabilité d'avoir une trisomie 21. Ce test est appelé test ADN LC T21 (pour test ADN libre circulant de la trisomie 21), ou parfois test DPNI (pour dépistage prénatal non invasif).
L'un des parents, le plus souvent la mère, transmet alors un chromosome 21 supplémentaire (trisomie libre). Si toutes les cellules de l'organisme de l'enfant ont 47 chromosomes au lieu de 46, la trisomie est dite homogène, tandis qu'elle est dite en mosaïque lorsque certaines cellules ont 47 chromosomes et d'autres 46.
Malheureusement, aux États-Unis, 67 % des bébés chez lesquels une trisomie 21 a été diagnostiquée avant la naissance sont victimes d'avortement. À ce jour, huit États ont adopté une loi interdisant l'avortement sur la base d'un diagnostic de trisomie 21.
L'échographie réalisée au cours du 1ᵉʳ trimestre par un échographiste certifié peut mettre en évidence une nuque épaisse chez le fœtus (on appelle cela la "clarté nucale"). C'est l'un des signes qui laissent à penser que le fœtus présente une trisomie 21.
Il est incinéré avec les autres déchets hospitaliers ou conservé en tant que pièce de collection anatomique, sans même qu'il soit nécessaire de demander la permission au couple.
L'interruption chirurgicale de grossesse est généralement pratiquée au cours du premier trimestre (jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée) ; le risque est alors faible . L'intervention peut également être réalisée au cours du deuxième trimestre (jusqu'à 20 semaines), mais elle est alors plus complexe.
L'IVG chirurgicale est jugée moins douloureuse pour les patientes, parce qu'elle est associée à une anesthésie ou une sédation et se fait sur une durée courte. Lors d'une IVG médicamenteuse au deuxième trimestre, les femmes voient le fœtus lors de son expulsion, similaire à un petit accouchement.
La loi du 2 mars 2022 visant à renforcer le droit à l'avortement a élargi la possibilité en France d'avorter jusqu'à 16 semaines d'aménorrhée soit 14 semaines de grossesse (contre 12 semaines de grossesse auparavant).
La trisomie 21 fait partie des raisons médicales acceptées par la loi pour recourir à une interruption médicale de grossesse (IMG), qui peut intervenir après le délai de l'IVG ; l'IMG peut-être pratiquée durant toute la grossesse jusqu'au jour de l'accouchement.
A 16 semaines d'aménorrhée, soit à 14 semaines de grossesse, le fœtus mesure environ 120 millimètres, sa tête est ossifiée. Pour le sortir, il faut démembrer le fœtus et écraser sa tête. C'est insoutenable pour beaucoup de professionnels», a affirmé le gynécologue, fervent opposant à l'allongement du délai de l'IVG.
Les trisomies les plus fréquentes à la naissance sont les trisomies 21, 18 et 13 et la trisomie 8 en mosaïque. Les trisomies des chromosomes sexuels sont très fréquentes et portent aussi bien sur l'X que sur l'Y : 47,XXX , 47,XXY , 47,XYY.
Un bilan médical recherche la cause de ces interruptions répétées de grossesse. Les causes les plus fréquentes sont : des malformations de l'utérus : utérus cloisonné, utérus malformé chez les femmes ayant été exposées in utero au Distilbène®, etc.
Les anomalies chromosomiques peuvent être mortelles pour le fœtus et sont fréquemment observées chez le fœtus lorsque la grossesse se termine en cas de fausse couche ou de mort in utero. Le syndrome de Down (trisomie 21) est l'anomalie chromosomique la plus fréquente chez les bébés qui voient le jour.