L'une des hypothèses, évoquée en 2016 dans la revue Nature, qui tente d'expliquer ce qui a favorisé le développement d'un mode de vie monogame, est que lorsque les hommes sont supérieurs en nombre dans une société, ils ont tendance à se lier à une seule femme. Cela garantit le lien de paternité envers ses petits.
Selon les spécialistes de l'évolution, la monogamie serait un héritage du long parcours de notre espèce et aurait constitué une étape cruciale dans le processus de développement de nos ancêtres. Le couple serait même devenu l'un des piliers des systèmes sociaux humains et l'une des clés de notre succès.
On a avancé que la monogamie avait joué un rôle important dans l'évolution humaine et, plus généralement chez les animaux, les transitions évolutives vers des sociétés hautement coopératives ont été beaucoup plus susceptibles de se produire chez les espèces monogames , ce qui laisse supposer que cela a également pu être le cas pour les humains.
La monogamie est liée à la nécessité qui s'est dégagée de l'incertitude de la paternité. Cela ne fait que quelques années que l'on peut déterminer avec certitude qui est le père biologique de l'enfant.
La monogamie dans l'histoire
Les grandes populations occidentales de l'Antiquité ont elles aussi fait de la monogamie un exemple à suivre. Les Grecs comme les Romains, plaçaient le mariage entre deux personnes de sexe opposé comme un idéal et même un acte citoyen louable.
« La monogamie ne correspond pas à la loi naturelle de l'union sexuelle. Elle n'est en aucune façon inhérente à la “nature” de l'homme, elle n'a pas toujours existé et ne s'est formée qu'à un certain stade du développement humain.
Dans une relation monogame, la plupart des gens attendent la recherche d'un partenaire pour être plus, la construction d'une relation intime solide qui résistera à l'épreuve du temps. Le principal inconvénient de la monogamie est un manque de variété.
La fidélité est-elle naturelle ? L'exclusivité amoureuse est un choix. Un choix qui résulte de la culture d'un individu, de ses sentiments ou encore de sa spiritualité. Il est difficile, en 2018, de penser que ce choix peut être en réalité de l'ordre de l'instinct, et plus précisément de « l'instinct de survie ».
L'humain est monogame, un peu plus que le suricate, un peu moins que le castor.
Sa conclusion : les données actuelles suggèrent que la prédominance de la monogamie est un événement plutôt récent dans l'histoire de l'humanité - d'où la légitimité de chercher à déterminer la part relative du biologique et du culturel dans cette dynamique.
Le castor du Canada (Castor canadensis) est souvent cité en exemple quand il est question de monogamie.
« Le premier animal domestiqué est le chien, mais il ne l'a pas été de manière intentionnelle, précise-t-elle d'emblée. On estime que la transition s'est opérée il y a au moins 17 000 ans, soit bien avant l'apparition de la sédentarisation ou de l'agriculture.
Un monogame en série est une personne qui passe d'une relation amoureuse à une autre très rapidement, en passant le moins de temps possible dans le célibat. Certains monogames en série peuvent avoir des relations de courte durée, tandis que d'autres peuvent avoir des relations de longue durée.
Ils en concluent que l'humain est, comme bien des animaux, pas véritablement monogame, mais seulement « plutôt monogame ». C'est à peu près ce que soutient aussi Antonius Rachad, professeur titulaire retraité du département de sociologie de l'UQAM, qui note que la réponse dépend de comment on définit la polygamie.
En réalité, nous n'avons pas de prédisposition à être plutôt en couple ou plutôt célibataire. En revanche, notre histoire personnelle joue un certain rôle dans notre vie amoureuse et, selon les psychologues et psychanalystes, nous passons de toutes façons tous par des périodes de célibat et de couple.
Le polyamour ne souffre pas la tromperie. Du coup il a du chemin à faire de ce côté là… s'il veut devenir poly. Ensuite pour répondre à ta question, oui ça existe des poly qui deviennent mono (j'en connais), mais c'est rare, très rare, et c'est par décision personnelle, non parce qu'on tente de leur imposer.
Aujourd'hui, on estime que plus d'un tiers des femmes nigériennes vivent dans des unions polygames.
Il ne devait pas y avoir beaucoup de préliminaires à cette époque. Les hommes et les femmes préhistoriques n'étaient peut-être pas raffinés dans leur sexualité, mais ils devaient quand même s'apprécier, s'aimer. Les squelettes féminins que l'on a retrouvés sont couverts de parures.
Acentus Ogwella Akuku, né en 1916 et mort le 3 octobre 2010 est le polygame, connu, le plus célèbre au monde. Il épousa 130 femmes, eut 300 enfants et plus de 3 000 petits-enfants . Il était plus connu sous le surnom de Akuku Danger car, selon lui « Je fais peur aux hommes. Aucune femme ne peut me résister.
Pour les psychologues, d'autres points communs peuvent être relevés : une personnalité égoïste ou égocentrique, une tendance narcissique, un manque d'empathie, une aisance à mentir, par exemple. Mais pas seulement, notamment en cas d'infidélité à répétition.
Voilà donc les quatre pieds, les quatre piliers, d'un amour durable : sexualité, admiration, rituels et mobilité.
C'est dans ce cadre que la règle dite du 3-6-9 s'est popularisée sur les réseaux sociaux. Le principe est simple : une relation aurait besoin de neuf mois pour révéler sa vraie nature. Trois étapes clés permettraient de savoir si l'on est face à une aventure passagère ou à un lien capable de s'inscrire dans le temps.
« Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. » Un homme et une femme pour la vie. Telle est la définition du mariage selon Dieu. La Bible condamne toute autre relation sexuelle comme fornication, adultère, homosexualité et impureté sexuelle (Galates 1977).
La monogamie serait un héritage du parcours évolutif de notre espèce et aurait constitué une étape cruciale dans le processus de développement de nos ancêtres. Le couple est même devenu l'un des piliers des systèmes sociaux humains et l'une des clés du succès de notre évolution.
Comme il l'a détaillé dans ses lettres, Einstein avait développé au fil des ans une vision complexe des relations homme-femme. Albert Einstein était bien des choses, mais la monogamie n'en faisait pas partie .