Pollution, pesticides, médicaments, perturbateurs endocriniens... Quel est le rôle des facteurs environnementaux dans l'autisme et les troubles du neuro-développement (TND) ? Pour le savoir, les ministères de la Recherche et des Personnes handicapées ont lancé, fin mars 2023, la cohorte Marianne.
Causes. Pour la majorité des personnes autistes, il n'existe pas une seule cause identifiée via un examen médical. Certains facteurs environnementaux ont été mis en évidence : neuro-inflammation, virus, prise de certains médicaments (cf. Dépakine) durant la grossesse...
Prématurité, prise de certains médicaments comme la Dépakine pendant la grossesse, virus, neuro-inflammation, sont ainsi autant d'événements qui peuvent être responsables d'un TSA mais aussi d'autres TND d'où, souvent, un enchevêtrement de différentes manifestations avec des chevauchements diagnostiques.
Les troubles du spectre autistique n'ont pas de cause unique connue . Étant donné la complexité de cette affection et la variabilité de ses symptômes et de leur gravité, de nombreuses causes sont possibles. La génétique et l'environnement peuvent tous deux jouer un rôle. Génétique.
Les personnes autistes ont une adhésion à des habitudes ou des rituels considérés comme non fonctionnels. Il s'agit ici de la difficulté pour les personnes autistes à changer leurs habitudes. Ce comportement est lié au fonctionnement alternatif des fonctions exécutives.
Adolescence : les changements chez les enfants autistes liés à la puberté Tout comme les enfants neurotypiques, les enfants TSA changent avec la puberté. Les modifications hormonales qui interviennent à l'adolescence entrainent des changements physiques, mais pas seulement.
A. Le trouble du spectre de l'autisme a une origine multifactorielle
L'autisme est héréditaire dans 80 % des cas.
Dans certaines familles, l'enfant hérite de la prédisposition à l'autisme d'un parent, parfois des deux parents, et parfois le défaut génétique ou la variante génétique est apparu chez l'enfant lui-même alors qu'il était encore un embryon.
Les recherches montrent que l'autisme a tendance à être héréditaire, et une méta-analyse de sept études sur des jumeaux affirme que 60 à 90 % du risque d'autisme est d'origine génétique . Si vous avez un enfant autiste, vous avez plus de chances d'avoir un autre enfant autiste. Les autres membres de votre famille ont également plus de chances d'avoir un enfant atteint de TSA.
Plusieurs études se sont penchées sur l'impact du déroulement de la grossesse et de l'accouchement sur le développement de l'autisme. Il semblerait que le risque d'autisme soit plus élevé en cas de complications de la grossesse telles que la pré-éclampsie, le diabète gestationnel ou encore l'accouchement prématuré.
Plusieurs publications font état d'un taux de prévalence de plus de 60 enfants sur 10.000 touchés par une forme d'autisme, soit 1 enfant sur 166 aux États-Unis (Brick en 2000) ; en Angleterre (Chakrabarti et Fombonne en 2001) ; (l'INSERM en France en 2002).
De plus, les personnes autistes succombent généralement à des problèmes de santé environ 15 à 20 ans plus tôt que la population générale. Des études longitudinales ayant suivi des personnes autistes pendant plus de 20 ans ont révélé que leur espérance de vie moyenne se situe entre 39 et 58 ans .
Dans 20-30 % des cas, la cause de l'autisme est associée à un gène connu. Plus la recherche avance, plus le nombre de gènes découverts augmente. Ces gènes peuvent avoir un lien direct avec l'autisme ou indirect via des symptomes associés comme la déficience intellectuelle.
Une complémentation en acide folique ou vitamine B9 - durant quatre semaines avant la conception et huit semaines après - réduirait les risques d'autisme de 40 % : c'est ce qu'indique une étude norvégienne de grande ampleur parue le 13 février dans The Journal of the American Medical Association (JAMA).
La part génétique : l'apport des travaux sur les jumeaux
La probabilité d'être autiste serait en effet multipliée par 3 chez les demi-frères et sœurs, par 10 chez les frères et sœurs, par 150 chez les jumeaux monozygotes, également appelés « vrais jumeaux ».
Il n'y a pas d'éléments dans la littérature scientifique au sujet d'un quelconque rapprochement entre exposition aux écrans et troubles du spectre autistique. Ceci vient tout juste d'être confirmé par les travaux de la haute autorité de santé (HAS) sur la prise en charge de l'autisme parus en février 2018.
On estime aujourd'hui qu'environ un enfant sur 1 000 est atteint d'autisme. Cette prévalence a beaucoup augmenté ces dernières années, puisqu'elle est passée de 2 à 5/10 000 jusqu'à la fin des années 1990, à 1/1 000 aujourd'hui [3].
Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), le risque moyen est d'environ 1,7 % . Ce risque augmente avec l'âge de la mère. Pour les femmes de moins de 30 ans, les chances d'avoir un enfant autiste sont d'environ 1 sur 500. Cela signifie que moins de 0,2 % des enfants nés de mères de moins de 30 ans seront autistes.
Cet article résume une étude montrant que certaines familles ont plusieurs enfants autistes. Les chercheurs évoquent un lien génétique avec l'autisme . Avoir plusieurs enfants autistes peut être une expérience complexe, car chaque personne autiste vit et a des besoins uniques.
L'autisme est lié à des anomalies très précoces du neurodéveloppement, survenant sur un cerveau en pleine croissance et apparaissant chez le fœtus avant même la naissance. Le processus de survenue de l'autisme est multifactoriel avec une forte composante génétique.
Les signes possibles de l'autisme à tout âge peuvent comprendre :
Tous les autistes Asperger ou autistes de haut niveau ont un QI supérieur à 130 et sont des personnes à Haut Potentiel Intellectuel. C'est faux ! Les autistes Asperger ou de haut niveau n'ont simplement pas de retard mental, leur QI est compris entre 70 et 160.
Un apport quotidien moyen de plus de 600 µg d'acide folique au cours du premier mois de la grossesse était significativement associé à une dimi nution du risque d'autisme (OR = 0,62 [IC : 0,420,92]), par comparaison avec des apports inférieurs à 600 µg/jour.
La difficulté d'abstraction : le cerveau étant visuel et concret, l'autiste ne tient donc pas compte de l'invisible, ce qui comprend l'abstraction, l'interaction et le social. Le cerveau est connecté du côté perceptif, non social, ce qui fait de l'autiste un être « socialement aveugle ».
Les premiers signes évocateurs de l'autisme se manifestent le plus souvent entre 18 et 36 mois. L'enfant est trop calme ou au contraire trop excité. Il semble indifférent au monde sonore et aux personnes qui l'entourent.