Quand un salarié est en arrêt maladie, il ne travaille pas et donc ne perçoit plus son salaire normalement. Pour éviter une perte totale de revenu, la Sécurité sociale verse une partie du salaire sous forme d'indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS), après un certain délai de carence.
Un salarié en arrêt de travail pour maladie peut, sous certaines conditions, bénéficier d'un maintien de son salaire grâce au versement d'une indemnité par son employeur (qui correspond au complément patronal). Celle-ci vient en complément de l'indemnité journalière versée par la sécurité sociale.
Vous devez également justifier d'une activité professionnelle récente : soit avoir travaillé au moins 150 heures au cours des trois mois précédant l'arrêt, soit avoir cotisé sur un salaire équivalent à 1 015 fois le SMIC horaire 2025 sur cette même période.
L'indemnité journalière que vous recevrez pendant votre arrêt maladie est égale à 50 % de votre salaire journalier de base. Celui-ci est calculé sur la moyenne des salaires bruts des 3 mois qui précèdent votre arrêt de travail (ou des 12 mois précédant votre cessation d'activité pour une activité non continue).
Pendant les 30 à 90 premiers jours d'arrêt selon votre ancienneté, vous pouvez percevoir des indemnités, qui en complément des IJ, permettent de percevoir 90 % de la rémunération brute que vous auriez perçue si vous aviez travaillé.
L'Assurance Maladie verse ensuite 50 % de ce salaire journalier, dans la limite d'un plafond de 41,95 € bruts par jour en 2026. Ce montant est ensuite réduit par des prélèvements sociaux (CSG et CRDS) à hauteur de 21 %.
Un arrêt maladie de courte durée peut entraîner une réduction temporaire du salaire. Durant le délai de carence, le salarié ne perçoit en principe aucune rémunération. À partir du 4ème jour, des indemnités journalières sont versées par la Sécurité sociale, équivalent à 50% du salaire journalier de base.
Comment faire la demande ? Il faut s'adresser à la caisse d'assurance maladie dont dépend l'assuré, afin d'y retirer un formulaire. Celui-ci doit être joint aux pièces justificatives requises. Si le demandeur bénéfice d'autres prestations que la pension d'invalidité, alors la structure compétente lui verse la pension.
À partir d'octobre 2025, tout arrêt maladie ordinaire entraîne une retenue de 10 % sur le traitement (hors résidence et SFT). Les trop-perçus depuis mars vont être récupérés progressivement, avec la possibilité de demander un étalement ou un titre de perception.
Prenons un salarié avec 4 ans d'ancienneté et 2000 € bruts. Il a droit à 30 jours à 90 % (1800 €) puis 30 jours à 66,66 %. Si la Sécu verse 1000 € d'IJSS, l'employeur complète de 800 € le premier mois. Le total perçu ne dépasse jamais le salaire net habituel.
Obtenir 100 % de son salaire en arrêt maladie : les 4 clés à retenir
Combien perd-on en indemnités journalières avec 3 jours de carence ? Avec 3 jours de carence, vous perdez 3 jours d'indemnités journalières (IJ) de la Sécurité sociale. Le montant de ces IJ dépend de votre salaire : 60 % du salaire brut pendant les 28 premiers jours, puis 80 %.
L'ALD (Affection de Longue Durée) concerne des maladies graves nécessitant des soins prolongés. Si votre médecin diagnostique une affection ALD 30 (comme le diabète ou la sclérose en plaques), vos frais liés à cette pathologie sont pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans ticket modérateur.
Voici les trois piliers à articuler intelligemment pour ne pas perdre un euro pendant votre arrêt maladie.
Comment se passe un arrêt maladie en CDI ? Lorsqu'un employé est en arrêt, il doit transmettre les volets 1 et 2 du certificat à la CPAM, et le volet 3 à son employeur, dans les 48 heures suivant la prescription. Le non-respect de ce délai peut entraîner une réduction ou une suspension des indemnités.
Vous êtes souvent malade et donc absent ? Vous ne pouvez pas être sanctionné ou licencié en raison de votre état de santé. Néanmoins, des arrêts répétés peuvent, dans certains cas, motiver une fin de contrat de travail. Ces arrêts peuvent également avoir un impact sur vos congés payés et le versement de primes.
Tout au long de votre arrêt et en fonction de l'évolution, l'Assurance Maladie peut vous accompagner en vue d'une reprise d'activité professionnelle. Si votre état de santé le justifie, votre arrêt pourrait durer jusqu'à 3 ans au maximum à partir du premier jour d'arrêt.
Le congé de longue durée est valable 5 ans, par périodes de 3 à 6 mois. Il peut être étendu à 8 ans si la maladie a été contractée dans le cadre du travail du fonctionnaire. Ce dernier reçoit 100% de son traitement indiciaire les trois premières années, puis 50% les 2 suivantes.
Si votre arrêt est prolongé au-delà de ces 90 jours, votre caisse d'Assurance Maladie continura votre indemnisation. Celle-ci est à hauteur de 50% de votre salaire brut basé sur les 3 mois précédent votre arrêt.
Si vous avez un arrêt de travail, la perte de vos revenus est compensée par des indemnités journalières (appelées aussi IJ) versées par votre caisse d'Assurance maladie. Les conditions d'indemnisation changent à compter du 1er avril, conformément à un décret du 20 février 2025.
Quelles aides de la Caf en cas d'arrêt maladie ? Les Caisses d'Allocations Familiales (CAF) ne versent pas d'aide en cas d'arrêt maladie. En revanche, dans cette situation, les aides des Cafs continuent d'être versées (APL, prime d'activité, AJPP, etc.)
En étant en ALD, vous pouvez bénéficier du tiers payant si votre professionnel de santé le pratique, c'est-à-dire que vous n'avez pas à avancer les frais. Dans tous les cas, vos frais de santé sont « pris en charge à 100 % » par l'Assurance Maladie.
Atteindre 100 % de son salaire en arrêt maladie n'est pas automatique, mais c'est possible en combinant les IJSS, les indemnités complémentaires de l'employeur, les dispositions conventionnelles et les garanties de prévoyance le cas échéant.
Contactez : Votre employeur pour connaître vos droits à complément de salaire (mensualisation, prévoyance...) Vos organismes de crédit pour demander la prise en charge éventuelle de vos échéances par l'assurance. Envoyez l'avis de prolongation d'arrêt de travail dans les 48 heures à votre CPAM.
Comment éviter le délai de carence Pôle emploi : Pour éviter ou réduire le délai de carence, inscrivez-vous immédiatement à France Travail après votre dernier jour travaillé, anticipez les justificatifs et soldez vos congés payés afin de limiter les différés liés aux congés ou indemnités de rupture.