Il est désormais établi que les troubles du spectre autistique (TSA) ou autisme sont d'origine multifactorielle, c'est-à-dire qu'ils se déclarent chez des personnes génétiquement prédisposées après exposition à un ou plusieurs facteurs environnementaux encore inconnus.
L'autisme est lié à des anomalies très précoces du neurodéveloppement, survenant sur un cerveau en pleine croissance et apparaissant chez le fœtus avant même la naissance. Le processus de survenue de l'autisme est multifactoriel avec une forte composante génétique.
L'autisme est héréditaire dans 80 % des cas.
Dans certaines familles, l'enfant hérite de la prédisposition à l'autisme d'un parent, parfois des deux parents, et parfois le défaut génétique ou la variante génétique est apparu chez l'enfant lui-même alors qu'il était encore un embryon.
D'autres facteurs non génétiques, comme la prématurité ou le recours à une césarienne, le diabète maternel et l'exposition à la pollution atmosphérique ou à certains anticonvulsivants in utero, ont été identifiés en lien avec l'augmentation du risque d'autisme dans certaines études.
Dans 20-30 % des cas, la cause de l'autisme est associée à un gène connu. Plus la recherche avance, plus le nombre de gènes découverts augmente. Ces gènes peuvent avoir un lien direct avec l'autisme ou indirect via des symptomes associés comme la déficience intellectuelle.
Un apport quotidien moyen de plus de 600 µg d'acide folique au cours du premier mois de la grossesse était significativement associé à une dimi nution du risque d'autisme (OR = 0,62 [IC : 0,420,92]), par comparaison avec des apports inférieurs à 600 µg/jour.
Par exemple, certaines personnes plus solitaires présentent des traits du spectre de l'autisme, mais ont toujours fonctionné sans aide ou services particuliers, ont une vie sociale qui les satisfont, occupent un emploi et ont souvent une vie de couple et des enfants. On ne pose bien sûr alors pas de diagnostic de TSA.
Les signes possibles de l'autisme à tout âge peuvent comprendre :
On nous demande souvent s'il est possible de dépister l'autisme pendant la grossesse. La réponse est non, et voici pourquoi : les enfants ne présentent aucun signe d'autisme in utero ; la plupart des diagnostics sont posés après l'âge de deux ans, lorsque l'enfant n'atteint pas les étapes de développement au même rythme que les autres enfants de son âge.
Pollution, pesticides, médicaments, perturbateurs endocriniens... Quel est le rôle des facteurs environnementaux dans l'autisme et les troubles du neuro-développement (TND) ? Pour le savoir, les ministères de la Recherche et des Personnes handicapées ont lancé, fin mars 2023, la cohorte Marianne.
Les différents symptômes de l'autisme
« Un aspect intrigant de l'autisme est qu'il touche davantage les personnes de sexe masculin, on compte quatre garçons pour une fille », explique le Dr Ted Abel, directeur de recherche et directeur de l'Institut des Neurosciences de l'Iowa à la Faculté de Médecine Carver de l'Université de l'Iowa.
À ce jour, aucun argument scientifique ne permet d'établir un lien de causalité entre la consommation de paracétamol au cours de la grossesse et la survenue d'un trouble autistique chez l'enfant à naître.
TSA et TDAH, des troubles du neurodéveloppement fréquemment associés. Le trouble du spectre de l'autisme (TSA) et le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) sont deux troubles du neurodéveloppement qui peuvent coexister.
Il n'y a pas d'éléments dans la littérature scientifique au sujet d'un quelconque rapprochement entre exposition aux écrans et troubles du spectre autistique. Ceci vient tout juste d'être confirmé par les travaux de la haute autorité de santé (HAS) sur la prise en charge de l'autisme parus en février 2018.
Les symptômes de l'autisme léger
Les femmes sont souvent diagnostiquées à l'âge adulte après des années d'errance médicale. Des manifestations plus subtiles : Camouflage social, routines invisibles, hypersensibilités sensorielles, troubles anxieux ou alimentaires masquent souvent les signes typiques du TSA.
Certaines anomalies cérébrales ont été identifiées chez les personnes autistes et sont localisées dans les ventricules (dilatation), dans le vermis cérébelleux, dans les noyaux du tronc cérébral ou encore dans l'hippocampe.
l'âge de 2 ans. Il repose sur un faisceau d'arguments cliniques recueillis dans des situations variées par différents professionnels. Il est associé à une évaluation des troubles et des capacités ainsi qu'à la recherche de maladies associées.
L'enfant a tendance à faire des monologues, à ne pas questionner l'autre. Les questions ouvertes ne sont pas comprises et l'enfant préfère répondre à des questions fermées. Difficulté à partager ses pensées et ses sentiments. Manque d'empathie.
Le dépistage
Le plus connu et le plus utilisé est le test M-Chat (Modified Check-list for Autism in Toddlers). Ce questionnaire porte sur le comportement de l'enfant et peut être réalisé dès ses 18 mois. Attention, les résultats de ce test ne posent en aucun cas un diagnostic.
Le langage et la communication
Il perd l'usage des mots ou des phrases déjà acquises. Il utilise un rythme ou une tonalité anormale pour parler (voix chantante ou mécanique). Il répète des mots, mais n'en comprend pas le sens. Il ne regarde pas la personne à laquelle il s'adresse.
«L'autisme virtuel réfère à des troubles du fonctionnement et du développement chez des enfants dus à une consommation excessive d'environnements virtuels dans les premières années de la vie. Ces troubles sont similaires à ceux du spectre autistique, ils remplissent les critères de diagnostic des manuels de l'OMS.
Les erreurs à éviter avec une personne autiste : précautions et conseils
À l'âge adulte, les personnes autistes vont chercher à nouer d'autres types de relations pour gagner en autonomie et en épanouissement. La création de liens avec d'autres personnes nécessite alors de comprendre les différents cercles relationnels.