L'addiction est une maladie du système nerveux face à laquelle nous ne sommes pas tous égaux. En effet, certains d'entre nous sont plus vulnérables face à la consommation de substances psychoactives ou à certains comportements du fait de leurs gènes mais aussi de l'environnement dans lequel ils évoluent.
Quels sont les traitements de la dépendance ? Ici encore, les modalités de traitement diffèrent selon le type d'addiction en cause, à une substance ou une pratique. L'addiction est une maladie multifactorielle qui associe troubles biologiques et psychiques entrainant des problèmes sociaux.
L'American Psychiatric Association et l'Organisation mondiale de la Santé confirment que la dépendance est une maladie chronique par définition, car ses symptômes affectent la personne pendant une longue période et évoluent tranquillement.
Qu’est-ce que la toxicomanie ? La dépendance se définit comme un trouble chronique et récidivant caractérisé par une recherche compulsive de la drogue, une consommation continue malgré ses conséquences néfastes et des modifications durables du cerveau. Elle est considérée à la fois comme un trouble cérébral complexe et une maladie mentale .
L'étude de Nutt démontre que l'héroïne est la drogue la plus addictive de toutes, avec un score maximal de 3/3. Il s'agit d'un opiacé qui entraîne une augmentation de 200 % du niveau de dopamine dans le système de récompense du cerveau comme l'ont prouvé les expériences menées sur des animaux de laboratoire.
Que cache une addiction ? Elle entretient au niveau de votre cerveau un dysfonctionnement du système dopaminergique. Ce “circuit de la récompense” est en effet impliqué dans l'addiction, en libérant de la dopamine (hormone du plaisir) lors de la prise de substance ou de l'adoption du comportement addictif.
Ces critères permettent de caractériser le degré de sévérité de l'addiction :
Mais le recours aux substances pour traiter une maladie mentale peut engendrer un cercle vicieux. La consommation de substances pour gérer une maladie mentale peut mener à la dépendance et, à son tour, aggraver la maladie mentale initiale. La prise régulière de drogues ou d'alcool entraîne une adaptation du cerveau à la substance : c'est ce qu'on appelle la dépendance.
La Thérapie Interpersonnelle (TIP) et la Thérapie cognitive et Comportementale (TCC) sont à privilégier dans les addictions. Le suivi par un psychiatre (médecin) est indispensable.
Des symptômes liés au comportement addictif
Les symptômes comportementaux regroupent : la perte de contrôle progressive sur la quantité de substance prise et le temps dédié à l'activité addictive (jeu par exemple) ; l'impossibilité croissante d'arrêter ou de réduire les comportements addictifs ; le craving.
Être « addict » n'est pas une fatalité. En cas de consommation à risque ou de dépendance, un accompagnement par des professionnels renforce les chances de succès. Partager : Toute personne ayant une consommation problématique ou vivant dans l'entourage d'une personne en proie à des addictions peut se faire accompagner.
Les troubles les plus fréquemment rencontrés dans la population sont la dépression, les troubles bipolaires, la schizophrénie, les troubles anxieux et les addictions.
Les 5 C de l'addiction vous donnent enfin une grille de lecture scientifique et claire des mécanismes qui vous piègent. Ce moyen mnémotechnique utilisé par les addictologues identifie précisément où se situe votre problème : perte de contrôle, compulsion, craving, consommation continue et changements cérébraux.
Les substances psychoactives libèrent la dopamine qui active différentes zones du cerveau reliées entre elles (circuit de la récompense). Cette libération de dopamine procure un afflux de plaisir et en contrepartie de ce plaisir, la substance va demander au cerveau de continuer de consommer.
L'addiction se rapporte autant à l'usage de produits qu'à des conduites répétitives (comme le jeu pathologique ou l'anorexie mentale). Elle est une caractéristique comportementale qui se reconnaît à une envie constante et irrépressible, en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour y échapper.
Schizophrénie. Maladie chronique et invalidante, la schizophrénie débute le plus souvent à l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Elle se manifeste par des symptômes variés – hallucinations, idées délirantes, retrait social, désorganisation de la pensée – qui bouleversent la vie quotidienne.
Les troubles addictifs sont liés à l'utilisation de substances entraînant une dépendance, telles que l'alcool, le tabac ou les drogues. Ces substances, dites psychoactives, modifient notre fonctionnement mental.
Signes possibles de maladie mentale
Confusion et désorientation . Comportements destructeurs ou à risque. Hallucinations (vous pouvez voir, entendre, sentir ou goûter quelque chose qui n'est pas réellement là). Difficultés à participer aux activités quotidiennes. Comportement agité, nerveux et désorganisé ou diminution marquée de l'activité.
En 2007, David Nutt et ses collègues ont ainsi interrogé des experts en addictologie et ont fait d'intéressantes découvertes. L'étude de Nutt démontre que l'héroïne est la drogue la plus addictive de toutes, avec un score maximal de 3/3.
La moyenne serait de 66 jours. Il vous faudrait donc près de deux mois pour changer une habitude. Et selon les chercheurs, se débarrasser d'une habitude se fait en trois étapes. Il faut identifier l'habitude, et trouver les bonnes raisons qui vous poussent à l'abandonner.
Cette dépendance psychique a pour traduction principale le craving ou recherche compulsive de la substance, contre la raison et la volonté, expression d'un besoin majeur et incontrôlable que l'on pourrait traduire familièrement par « j'en crève d'envie ».
Le tabac et l'alcool, de loin les plus mortelles
Selon les chiffres de l'Insee sur les morts liées à l'alcool et au tabac, et ceux de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ex-Afssaps), ce sont les drogues légales qui tuent le plus en France.
Lutter contre une addiction – 5 conseils contre les rechutes
L'addiction est une maladie du système nerveux face à laquelle nous ne sommes pas tous égaux. En effet, certains d'entre nous sont plus vulnérables face à la consommation de substances psychoactives ou à certains comportements du fait de leurs gènes mais aussi de l'environnement dans lequel ils évoluent.