La chirurgie vise à guérir le mélanome, lorsqu'il est localisé, en ôtant la tumeur. La première exérèse (ablation de la tumeur) effectuée pour établir le diagnostic n'est pas toujours suffisante. Une intervention chirurgicale complémentaire retirant une zone plus large peut être nécessaire.
La chirurgie a pour objectif d'enlever la lésion dans sa totalité, et selon les cas, de retirer les ganglions lymphatiques correspondants (on parle de curage ganglionnaire). Elle constitue le traitement de référence des mélanomes cutanés qui ne présentent pas de métastases à distance.
Survie nette
Elle permet d'estimer le pourcentage de personnes qui survivront au cancer. Au Canada, la survie nette à 5 ans pour le mélanome est de 90 %. Cela signifie qu'en moyenne, environ 90 % des personnes ayant reçu un diagnostic de mélanome vivront au moins 5 ans.
La chirurgie consiste à retirer la lésion dans sa totalité pour les mélanomes de stade IV opérables, avec possible reprise d'exérèse en fonction de l'épaisseur de la lésion. Pour les mélanomes de stade IV et de stade III inopérables, des traitements systémiques sont proposés (immunothérapie ou biothérapie ciblée).
L'excision locale large permet d'enlever le cancer ainsi qu'un peu de tissu normal tout autour (marge chirurgicale). Les médecins ont surtout recours à l'excision locale large pour traiter le mélanome de stade précoce ou locorégional. C'est parfois le seul traitement nécessaire pour le mélanome de stade précoce.
Le mélanome malin cutané est un cancer grave, si on en fait tardivement le diagnostic. Il guérit facilement s'il est enlevé précocement. N'hésitez surtout pas à consulter un médecin si vous constatez une tache bizarre sur votre peau ou un grain de beauté qui s'est modifié !
Le mélanome cutané se situe au 8ème rang des cancers chez l'homme et au 6ème rang chez la femme. C'est une tumeur potentiellement agressive surtout lorsqu'elle est prise à un stade tardif et qui peut donner des métastases mettant en jeu le pronostic vital.
Mélanome et thérapie ciblée
Deux médicaments sont le plus souvent associés pour une meilleur efficacité : c'est la bithérapie ciblée. Les principales sont : dabrafenib et trametinib ; l'encorafenib et binimetinib.
Un changement de la couleur, de la taille ou de la forme d'un grain de beauté est généralement le premier signe de la présence d'un mélanome.
Les mélanomes de la peau, considérés dans leur ensemble, sont des cancers de pronostic favorable, avec une survie nette standardisée à 5 ans de 93 % tous sexes confondus.
En Suisse, près de 2000 personnes sont atteintes chaque année de mélanomes. La maladie est souvent suivie de mois d'incertitude et d'anxiété, et environ une personne sur cinq en meurt.
Presque tous les patients (environ 100 %) atteints d'un mélanome cutané de stade 1 survivront à leur cancer pendant 5 ans ou plus après le diagnostic.
Après le traitement d'un mélanome, un suivi médical régulier est indispensable. Il consiste en un examen clinique complet. Ces rendez-vous sont l'occasion d'échanger avec votre médecin.
Il est indispensable d'assurer un suivi post-chirurgical régulier après l'ablation d'un mélanome, notamment pour éviter les récidives. Ce suivi est assuré par votre dermatologue qui effectue un examen clinique, et éventuellement un examen d'imagerie, de la zone opérée pour détecter d'éventuels signes de récidives.
Les cellules cancéreuses peuvent disparaître mystérieusement pendant des années, et les scientifiques commencent à comprendre pourquoi. L'important est également de comprendre pourquoi les cellules dormantes se réveillent.
Le tabac : « ennemi numéro 1 »
La cigarette, mais aussi l'alcool, l'obésité, la sédentarité, les infections à virus, la pollution. Le tabac est le premier facteur de risque de cancer, à l'origine de 20 % des cas, note 20 Minutes.
Dans 80 % des cas, le mélanome survient de façon spontanée sur une peau saine et dans 20 % des cas, le mélanome se développe à partir d'un ancien grain de beauté (nævus). Il ne représente que 10 % des cancers de la peau, mais il est le plus grave.
Le mélanome est une tumeur maligne développée aux dépends des mélanocytes, cellules localisées au niveau de la couche basale de l'épiderme chargées de produire la mélanine (pigment).
Symptômes et manifestations du cancer métastatique
Bien qu'il soit moins fréquent que le carcinome basocellulaire (CBC) et le carcinome épidermoïde (CE), le mélanome est plus dangereux en raison de sa capacité à se propager plus rapidement à d'autres organes s'il n'est pas détecté et traité tôt.
En général, les mélanomes peuvent se développer sur une période de plusieurs mois à plusieurs années. Il est important de noter que tous les mélanomes ne se développent pas à la même vitesse et certains peuvent évoluer beaucoup plus rapidement que d'autres.
L'exposition au soleil et l'utilisation du bronzage artificiel constituent les principaux facteurs de risque du mélanome.
Détecté à un stade peu développé, le mélanome peut la plupart du temps être guéri. La prévention et la surveillance de sa peau sont donc primordiaux.
Si, par contre, il n'est pas traité, le mélanome se propagera graduellement aux couches plus profondes de la peau. Lorsqu'il atteint le système sanguin ou le système lymphatique, il peut se propager ailleurs dans le corps et il est alors souvent mortel.
Le mélanome évolue en plusieurs stades, mais la croissance est plus ou moins rapide selon son type. Le mélanome est d'abord localisé : les cellules cancéreuses se situent dans la peau uniquement. Si la tumeur ne dépasse pas l'épiderme, le mélanome est dit « in situ » et son ablation permet la guérison.