Si vous avez opté pour le versement libératoire lors de la création de votre auto-entreprise, l'impôt sur le revenu est payé en même temps que les cotisations sociales. Sinon, vous serez imposé selon le barème standard de l'impôt sur le revenu.
Durant la vie de son entreprise, l'entrepreneur devra payer d'autres taxes, toujours dépendantes du chiffre d'affaires déclaré. Elles sont de deux types : La taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie (CCI) ou la taxe pour frais de chambre de métiers ; La contribution à la formation professionnelle (CFP).
En tant que micro-entrepreneur, vous pouvez - sous conditions - opter pour un versement libératoire de l'impôt sur le revenu, qui permet de régler en même temps et en un seul versement à l'Urssaf, l'impôt sur le revenu et les charges sociales obligatoires.
Le micro-entrepreneur est exonéré du paiement de la CFE la première année d'activité, quelle que soit la date d'ouverture de l'exercice de création. Il n'a rien à payer.
Ses principaux inconvénients
Impossibilité de récupérer la TVA payée sur les stocks et les achats de biens et de services sauf en cas de dépassement des seuils de la franchise en base de TVA ou d'option pour l'application de la TVA. Impossibilité d'amortir fiscalement les investissements réalisés.
L'auto-entrepreneur qui cumule son activité avec un contrat de travail gagne en moyenne 2280 €/mois, dont 370 € en moyenne tirés de son entreprise. Le micro-entrepreneur dont c'est la seule activité gagne 680 €/mois en moyenne.
En tant que micro-entrepreneur, vous versez des cotisations sociales basées sur le chiffre d'affaires que vous réalisez. Une partie de ces cotisations vous permet d'acquérir des droits à la retraite (retraite de base et retraite complémentaire).
Vous devez déposer chaque mois ou chaque trimestre votre déclaration de chiffre d'affaires ou de recette sur le site www.autoentrepreneur.urssaf.fr selon l'option de déclaration que vous avez choisie. Si votre chiffre d'affaires est égal à 0, vous n'avez pas d'impôt ni de cotisations sociales à payer.
La franchise en base de TVA dispense les entreprises de déclarer et de payer la TVA à l'État. Ce dispositif d'exonération est conditionné à des seuils de chiffre d'affaires. Depuis le 1er janvier 2025, les seuils de franchise en base de TVA ont été modifiés pour s'harmoniser avec les règles européennes.
Outre l'impôt sur le revenu, l'auto-entrepreneur doit payer la CFE et la taxe pour les frais de chambres consulaires. La CFE est due dès la deuxième année d'activité, sauf si le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 5 000 €.
Le taux du versement libératoire se calcule en appliquant au chiffre d'affaires un taux qui varie en fonction de l'activité exercée : 1 % pour les activités de vente de marchandises ; 1,7 % pour les prestations de services ; 2,2 % pour les activités libérales.
Auto-entrepreneur : un abattement forfaitaire pour charges
188 700 € HT pour l'achat / revente de marchandises, la vente de denrées à consommer sur place ou une prestation d'hébergement ; 77 700 € HT pour des prestations de services commerciales ou artisanales ou pour une activité relevant des professions libérales.
Le salaire max d'un auto-entrepreneur prestataires de services en BIC. Plafond de CA 77 700 € – 21,20 % de cotisations sociales (16 472 €) = 61 228 € – 50 % d'abattement fiscal correspondant à vos charges estimées (38 850 €) = 22 378 €, soit 1865 €/mois.
Pour viser un salaire net de 2000 euros mensuels, calculez à rebours en tenant compte des cotisations et des impôts. Généralement, un chiffre d'affaires d'environ 4000 à 5000 euros par mois est nécessaire, variabilité dépendant de votre secteur et du régime fiscal.
En l'absence de chiffre d'affaires, le micro-entrepreneur paie tout de même une cotisation minimale. Elle représente un montant symbolique : le mètre carré utilisé par l'auto-entrepreneur ! Cette taxe est calculée selon votre CA annuel, et varie de 224 € à 6 942 € selon votre CA.
La SAS ou société par actions simplifiée, ou son équivalent unipersonnel SASU, permet au dirigeant et président de bénéficier de l'exonération de charges sociales. Cela est, par ailleurs, l'un des avantages du régime fiscal d'impôt sur le revenu sur le régime social de l'entreprise.
Vous avez choisi le statut de l'auto-entreprise (micro-entreprise) pour votre activité. Peut-être que vous vous demandez combien de temps vous pouvez profiter de ce statut à la comptabilité simplifiée. En réalité, il n'y a pas de durée maximale pour rester micro-entrepreneur·se, vous pouvez conserver ce régime à vie.
Le travail indépendant dans le secteur technologique n'a jamais été aussi accessible, lucratif et valorisant qu'en 2025. Les outils sont meilleurs, les plateformes plus avancées et la demande de talents dans le domaine de la technologie reste forte.
La franchise en base de TVA est applicable en 2025 si le chiffre d'affaires de l'année civile précédente (2024) est inférieur aux limites suivantes : 85 000 € pour les activités de vente de marchandises, 37 500 € pour les prestations de services.
Vous déclarez votre chiffre d'affaires tous les 3 mois, vous devez faire votre déclaration aux échéances suivantes : Pour le CA réalisé entre janvier et mars, avant le 30 avril. Pour le CA réalisé entre avril et juin, avant le 31 juillet.
12,30 % du CA pour la vente de marchandises ; 21,2 % du CA pour les prestations de services commerciales ou artisanales ; 24,6 % du CA pour les autres prestations de services ; et 6% pour la location meublée.
L'auto-entreprise et la micro-entreprise ont donc fusionné en 2016. Bien que le terme "auto-entreprise" soit encore utilisé, c'est pourtant la micro-entreprise qui est le seul statut des deux reconnu légalement en France aujourd'hui.
Globalement, le salarié dispose d'une meilleure couverture et de plus de droits. En revanche, il cotise également plus et son employeur prend une part non négligeable à ces cotisations grâce aux cotisations patronales. Concrètement, l'employeur prend en charge plus de 15% de cotisations de retraites complémentaires.
Pour déterminer le montant de la retraite complémentaire de l'entrepreneur, son nombre de points sera multiplié par la valeur du point au moment de la liquidation de la retraite. En 2025, 1 point =1,335 €. Le résultat de cette opération vous donnera le montant annuel de votre retraite complémentaire.
Rendez-vous sur urssaf.fr ; « Mon espace personnel » puis « Mon compte cotisant ». Si vous n'êtes pas à jour de vos cotisations, seuls les règlements effectués au plus tard 3 mois avant votre point de départ à la retraite seront pris en compte dans le calcul de vos droits.