En dehors des crises souvent suivies de vomissements provoqués, la personne boulimique fait très attention à ne pas grossir : elle restreint son alimentation, peut avoir recours à des laxatifs, des diurétiques ou pratiquer une activité physique intense.
Les personnes boulimiques sont en surpoids
Les personnes souffrant de boulimie mangent plus voire beaucoup plus que les autres certes, mais mettent en place des stratégies pour compenser et ne pas prendre du poids (vomissements, purgatifs, laxatifs, régimes drastiques).
Les conséquences physiques
La boulimie peut provoquer des lésions à l'œsophage et à la gorge à cause des vomissements et des sucs gastriques. A cause des carences en minéraux et en vitamines, les personnes boulimiques peuvent avoir des problèmes métaboliques.
Oui, les calories comptent même si vous vomissez juste après avoir mangé . Le corps commence à absorber les calories immédiatement. Se faire vomir n'est pas efficace pour éliminer les calories consommées.
Les vomissements après les repas peuvent être causés par un reflux gastro-œsophagien (RGO). Il s'agit d'un ralentissement de la vidange gastrique dû à des lésions nerveuses . Cela peut entraîner des nausées et des vomissements après les repas. Les nausées et les vomissements sont des symptômes de calculs rénaux, accompagnés de douleurs dorsales intenses.
Aliments et boissons à éviter
Des vomissements répétés, notamment lorsqu'ils sont accompagnés de diarrhée génèrent un risque de déshydratation et de baisse du taux de potassium ou de chlore dans le sang (pouvant être responsables de troubles cardiaques ou rénaux), surtout chez les personnes âgées.
La prise en charge médicamenteuse
En cas de boulimie sévère, la prescription de fluoxétine (antidépresseur) à des doses élevées aide à prévenir les crises de boulimie et à les rendre moins fréquentes. Ce médicament est moins orexigène que d'autres.
Dans près de la moitié des cas, la personne boulimique provoque des vomissements pour lutter contre la prise de poids et faire cesser la pesanteur d'estomac. Elle se sent soulagée et fatiguée.
Le « visage boulimique », parfois appelé « joues de hamster », est un effet secondaire fréquent chez les personnes boulimiques qui se font vomir. Les vomissements répétés peuvent entraîner un gonflement des glandes salivaires parotides, ce qui provoque un œdème des joues et de la mâchoire .
Elle peut être envisagée si vous avez un IMC (voir calculateur d'IMC) supérieur à 40 ou supérieur à 35 avec une complication de l'obésité (HTA, diabète, arthrose, apnée du sommeil.
Les troubles des conduites alimentaires (TCA) sont des pathologies fréquentes en France. On en distingue trois principaux : l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique.
La boulimie est une maladie mentale caractérisée par des épisodes de suralimentation incontrôlée suivis de comportements compensatoires extrêmes.
Stress et anxiété : le stress émotionnel et l'anxiété peuvent créer des troubles de l'appétit. Le stress peut se traduire par de nombreux symptômes dont, chez certaines personnes, une réduction de l'appétit. Elles mangent moins lorsqu'elles sont stressées.
Les personnes souffrant de boulimie ont généralement un IMC normal en raison des comportements compensatoires. L'hyperphagie boulimique se caractérise par des épisodes récurrents de crises de boulimie, mais sans le recours aux comportements compensatoires inappropriés caractéristiques de la boulimie.
Des évènements de la vie (facteurs de stress psychique, maltraitance, perte d'un être cher, traumatisme sexuel...), la mise en place d'un régime alimentaire restrictif ou la survenue de vomissements au cours d'une maladie peuvent déclenchés un trouble du comportement alimentaire et influer sur sa chronicité.
Pour mieux contrôler ces pulsions, il est conseillé d'adopter une alimentation équilibrée, de fractionner les repas, de privilégier les aliments rassasiants et à index glycémique bas, de gérer son environnement alimentaire et de travailler sur la gestion du stress et du sommeil.
L'addiction à la nourriture a pour solution plusieurs approches.
Conséquences physiques
Les vomissements répétés lors des crises boulimiques peuvent endommager l'œsophage et les dents à cause de l'acidité de l'estomac. La déshydratation est un autre problème courant chez les personnes atteintes de boulimie, en raison d'une perte excessive de liquide corporel durant les purges.
Le sphincter gastro-œsophagien, muscle qui nous empêche normalement de vomir, peut se relâcher à force de vomissements répétés. À terme, certaines personnes peuvent avoir des difficultés à retenir le contenu de leur estomac. Une déchirure de l'œsophage peut survenir suite à des vomissements répétés.
Les nausées et les vomissements sont le plus souvent liés à des maladies bénignes et passagères (gastro-entérite, migraine, prise de médicaments, mal des transports…) Lorsqu'ils sont accompagnés d'autres symptômes, des maladies plus graves peuvent être en cause (méningite, occlusion intestinale…)
Gingembre : Le gingembre est connu depuis longtemps pour ses propriétés d'anti-vomitif naturel. Vous pouvez consommer du gingembre frais sous forme de tisane, de jus ou le mâcher directement.
Poisson blanc cuit à l'eau ou à la vapeur, viande grillée, carottes, compote, bananes mûres, sont aussi recommandés. Il est également conseillé d'éviter les aliments gras et épicés (qui alourdissent la sphère digestive déjà dérangée) ainsi que l'alcool, le café ou le tabac.
À mesure que les vomissements s'atténuent, reprenez progressivement votre alimentation habituelle. Après avoir vomi, lavez-vous le visage, brossez-vous les dents et buvez un verre d'eau.
L'une des principales causes psychologiques de la boulimie est le choc émotionnel. Les facteurs déclencheurs que l'on retrouve le plus souvent sont les événements de vie traumatiques, présents aussi chez les personnes souffrant d'hyperphagie ou d'anorexie.