Le traitement de la pré-éclampsie nécessite une hospitalisation de la femme enceinte pour traitement de l'hypertension artérielle gravidique. Une surveillance est mise en place. La date et le mode d'accouchement dépendent de chaque situation et de la gravité de la pré-éclampsie.
Comment soigner une pré-éclampsie ?
La prééclampsie (PE) est un trouble de la grossesse associé à une hypertension d'apparition récente (≥140/90 mmHg). Elle survient le plus souvent après 20 semaines de gestation et disparait généralement spontanément après la naissance du bébé.
En cas de prééclampsie avec des signes sévères, du sulfate de magnésium est administré pour prévenir les crises. Dès que l'éclampsie est diagnostiquée, du sulfate de magnésium doit être administré pour éviter la récidive des convulsions.
Les symptômes courants de la prééclampsie sont les suivants :
La pré-éclampsie est une complication de la grossesse. Cette maladie associe une hypertension artérielle et la présence de protéines dans les urines. Elle résulte d'un dysfonctionnement du placenta. Des facteurs de risque sont en cause, mais la pré-éclampsie peut apparaître chez toute femme enceinte.
Les patientes atteintes de pré-éclampsie accouchent d'un bébé sans difficultés particulières la plupart du temps, mais un syndrome non-traité peut entrainer des complications sérieuses : naissance prématurée, décès de la mère et de l'enfant, retard de croissance in-utero.
Prévention de la prééclampsie : Dans une population à risque de prééclampsie, il est recommandé de ne pas initier en routine une autosurveillance de la pression artérielle au cours de la grossesse en complément de la surveillance habituelle dans le seul but de réduire la morbidité maternelle ou périnatale.
Les complications associées à une pré-éclampsie
La pré-éclampsie peut également avoir des conséquences pour votre bébé, notamment un poids plus faible à la naissance. En cas de pré-éclampsie aigüe, l'une des solutions est de déclencher le travail artificiellement avant le terme de la grossesse.
Les patientes ayant un antécédent de prééclampsie sévère avec un accouchement avant 34SA sont à risque accru de présenter une complication vasculaire placentaire lors de la grossesse suivante. Un suivi obstétrical rapproché est recommandé lors d'une grossesse ultérieure.
Prévenir la maladie chez les femmes à risque
Chez les patientes qui ont un antécédent de pré-éclampsie, un traitement préventif par aspirine à faible dose peut être prescrit. Il doit être commencé avant la 16e semaine d'aménorrhée.
Ce nombre correspond à un ratio de mortalité maternelle (RMM) de 11,8 décès jusqu'à un an après la fin de la grossesse, et un RMM limité à quarante-deux jours de 8,5 décès pour 100 000 naissances vivantes, dans la moyenne des pays européens.
Les femmes ayant fait une pré-éclampsie ont un risque plus important que la population générale de développer une maladie cardiovasculaire, rénale ou un diabète. Cependant, il est possible de freiner l'apparition de ces maladies par des mesures de dépistage et une prévention adéquate.
Elle peut aussi apparaître durant l'accouchement et jusqu'à six semaines après l'accouchement.
En cas de pré-éclampsie sévère, la conduite à tenir dépend de l'âge gestationnel. Après 34 SA, il est recommandé de provoquer la naissance par déclenchement ou césarienne selon le score de Bishop et l'urgence.
Comment se traite-t-elle ? Le seul traitement est l'accouchement et la délivrance du placenta. Dans certains cas, l'accouchement doit être devancé, soit en déclenchant le travail par des médicaments qui provoquent des contractions, soit par césarienne.
Un décollement des membranes peut être proposé quand un déclenchement sans raison médicale urgente est envisagé.
Si la prééclampsie est sévère, la patiente reçoit également jusqu'à la 34e semaine d'aménorrhée des corticoïdes (dérivés de la cortisone) afin de favoriser la maturation des poumons du fœtus, ce qui est préférable en cas de naissance prématurée.
douleurs abdominales en barre, nausées, vomissements ; acouphènes ; diminution de la quantité des urines ; œdèmes avec gonflement du visage et prise de poids rapide, en quelques jours.
Quel suivi médical après une pré-éclampsie? Une consultation médicale six semaines après la pré-éclampsie est indispensable pour s'assurer de votre évolution et, si besoin, adapter le traitement antihypertenseur.
Prééclampsie modérée :
Elle y restera alitée et sera surveillée de près jusqu'à ce que le bébé grandisse suffisamment pour accoucher en toute sécurité (à environ 36 semaines de grossesse) Les médecins administrent habituellement des médicaments pour abaisser la tension artérielle.
Si vous avez une pré-éclampsie modérée et qu'il s'agit d'une première grossesse, vous avez un faible risque d'en refaire une lors d'une grossesse ultérieure (5-7%). Ce risque est encore plus faible si elle est survenue lors d'une deuxième grossesse et que la première grossesse s'est bien déroulée (< 1%).
La prévention de l'hypertension gravidique et de la prééclampsie réside avant tout dans la surveillance mensuelle de la femme enceinte : prise de la tension artérielle et recherche de protéines dans les urines, afin de mettre en œuvre un traitement au plus vite le cas échéant.
La pré-éclampsie peut être une condition dangereuse, et même mortelle, qui est encore trop mal comprise pour pouvoir être évitable. Qu'est-ce que c'est ? Il s'agit d'une maladie qui ne survient que durant la grossesse et qui peut affecter à la fois la mère et son bébé.
La prééclampsie désigne une hypertension qui apparaît après 20 semaines et qui est accompagnée d'au moins un des états suivants : protéines dans l'urine, atteinte d'un organe maternel (ex. : reins, foie), fonctionnement anormal de la circulation entre l'utérus et le placenta (ex. : retard de croissance chez le fœtus).