Pour faire pipi, ils peuvent s'asseoir ou se tenir debout, puis tenir l'entonnoir et le tuyau contre leur peau afin que rien ne s'échappe. Pour aller à la selle, les astronautes soulèvent le couvercle des toilettes et s'assoient sur le siège – comme ici sur Terre.
En fait, ce réceptacle est une sorte d'aspirateur : le flux d'air attire automatiquement les déchets, liquides et solides, qui sortent du corps. Pour uriner, un simple entonnoir ; pour déféquer, un sac, comme celui d'un aspirateur, que l'on referme hermétiquement après usage.
Un ventilateur aspire ainsi les excréments qui vont ensuite dans un sac de collecte. Pour uriner, les astronautes emploient un tuyau avec un entonnoir situé à l'extrémité : l'urine produite est collectée dans un réservoir grâce à un ventilateur aspirant. Elle est ensuite recyclée en eau potable pour toute la station !
Les astronautes s'essuient le corps avec une serviette humide et se lavent les cheveux avec un shampoing sec. En l'absence d'eau courante en apesanteur, ils ne peuvent pas se laver les mains au robinet comme sur Terre. C'est pourquoi il n'y a ni lavabo ni douche à bord de la navette spatiale.
Depuis les années 1960, 559 humains se sont déjà envolés dans l'espace. Parmi eux, seulement huit y ont passé plus de 300 jours.
Personne ne s'est jamais perdu dans l'espace , même si la télévision et le cinéma donnent l'impression que c'est un problème plus courant.
Est-ce qu'on vieillit plus vite quand on est dans l'espace ? En raison de la dilatation temporelle, il est donc tout à fait possible que les astronautes puissent vieillir légèrement plus vite lorsqu'ils sont dans l'espace. Il est important de préciser que les effets du vieillissement demeurent néanmoins minimes.
Les combinaisons spatiales modernes combinent des parties rigides (torse, casque) avec des parties souples. Ces dernières sont constituées de plusieurs couches ayant chacun un rôle dédié : support d'un circuit refroidissement à eau, enceinte étanche, isolation thermique.
Mais dans l'espace, il n'en va pas de même. Là, en effet, la pesanteur liée à la gravité terrestre ne joue pas. En état d'apesanteur, la larme qui se forme dans l'œil de l'astronaute ne s'écoule pas vers le bas, comme sur terre. L'eau, qui ne peut plus s'échapper de cette manière, va s'accumuler autour des yeux.
L'une des questions les plus fréquentes concernant les voyages spatiaux est : comment les astronautes vont-ils aux toilettes ? Williams donne une réponse à la fois humoristique et instructive : « Pour la grosse commission, il y a un petit siège — il faut bien viser ! Et pour la petite commission, on utilise ce tuyau. Il est de couleurs différentes, pour éviter les confusions. »
Au début, quand on fait dans les toilettes d'un train, tout tombe sur les rails. Les besoins atterrissent sur les voies et se désagrègent par la vitesse. "Pas très écologique mais rudement efficace", les voies de chemin de fer deviennent une vaste cuvette.
Les astronautes sont entraînés à aller aux toilettes toutes les quelques heures car, en microgravité spatiale, il peut être difficile de savoir s'ils ont envie d'uriner. Sur Terre, la gravité attire l'urine vers le bas de la vessie et, à mesure que la pression augmente, on ressent le besoin d'uriner.
Retour sur la Lune
La mission Artemis II, dont le lancement est prévu entre février et avril, marque le retour des premiers humains sur la Lune depuis Apollo 17 en 1972. Trois astronautes américains et un astronaute canadien orbiteront autour de la Lune lors d'un voyage de 10 jours qui jettera les bases des alunissages des années à venir.
Il s'avère que si la plupart des systèmes du corps humain sont fortement perturbés lors des vols spatiaux, le cycle menstruel féminin, lui, ne semble pas être affecté . « Les menstruations peuvent se dérouler normalement dans l'espace, et si les femmes le souhaitent, elles le peuvent », a déclaré Jain.
C'est faux . On utilise généralement le temps terrestre comme temps universel, car on ignore la durée du changement universel. L'univers a 13,8 milliards d'années terrestres. L'affirmation selon laquelle une heure dans l'espace équivaut à sept ans sur Terre est inexacte.
Un seau en plastique avec « assise amovible », des sacs pour uriner « à usage mixte »… Voilà la solution proposée ces derniers jours à une compagnie de CRS de Poitiers par sa direction centrale afin… de permettre aux effectifs de faire leurs besoins quand ils sont sur le terrain.
Pour faire pipi, ils peuvent s'asseoir ou se tenir debout, puis tenir l'entonnoir et le tuyau contre leur peau afin que rien ne s'échappe. Pour aller à la selle, les astronautes soulèvent le couvercle des toilettes et s'assoient sur le siège – comme ici sur Terre.
Malheureusement, la réponse est « très peu de temps ». En seulement 10 à 15 secondes, une personne dans l'espace sans combinaison spatiale perdrait connaissance par manque d'oxygène. Même en retenant sa respiration, ses poumons se dilateraient et se rompraient avant que son sang et ses autres fluides corporels ne se mettent à bouillir, provoquant des lésions massives.
La NASA réalise donc des études sur le sujet. Et elle s'est rendu compte qu'en l'absence de gravité, les astronautes dorment plus profondément. Et, bonne nouvelle, la microgravité de l'espace entraîne une diminution conséquente des arrêts de la respiration et elle élimine les ronflements.
Ce vêtement est porté par les astronautes lors des décollages, des atterrissages, des sorties extravéhiculaires et des activités hors-véhicule où l'accès aux toilettes est impossible . Les astronautes ne peuvent pas retirer leur combinaison spatiale en toute sécurité lors d'opérations de longue durée ; le MAG est donc porté en cas d'émission.
Le procédé limite ainsi la quantité d'eau que les vaisseaux cargo doivent apporter au complexe orbital. À bord de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes boivent leur transpiration et leur urine… recyclées et purifiées bien sûr !
La durée de vie d'un astronaute sans combinaison se situe donc, selon la Nasa, aux alentours de 90 secondes. »
Dans le vide spatial, l'absence d'oxygène ralentit fortement la décomposition, limitant l'action des bactéries présentes dans le corps. En orbite basse, le corps serait progressivement désintégré par la friction avec les molécules d'air résiduelles, jusqu'à se consumer dans l'atmosphère.
Sauf qu'en retour vous délaissez une zone qui vieillit 6 fois plus vite que votre visage et 12 fois plus vite que la peau du corps. Mettons fin au suspense, il s'agit du cuir chevelu.
En 6 mois, celles d'un astronaute vieillissent de 20 à 30 ans ! Les maladies cardio-vasculaires sont aussi 4 à 5 fois plus élevées chez les astronautes ayant passé plusieurs mois dans l'espace.