Conseils pour entreprendre un travail de deuil
Il ne s'agit pas d'ignorer la mort, mais de faire la paix avec elle.
Points clés. Face à la fin de vie ou au décès d'un être cher, la première étape consiste à reconnaître ses propres sentiments concernant la mort . Prendre le temps de faire son deuil est également important, tout comme le fait de communiquer et d'échanger avec les autres. L'isolement peut rendre les choses plus difficiles.
Vivre pleinement sa vie, même si l'on sait que l'on mourra un jour, exige un changement de perspective. Privilégier les moments de joie partagés avec ses proches, plutôt que de ruminer la peur de la mort, peut améliorer considérablement notre bien-être.
Comment faire la paix avec la mort ?
Les réactions biochimiques dans les muscles ayant cessé, le corps se raidit environ trois heures après la mort (rigor mortis). Le calcium inonde ensuite les cellules, provoquant la contraction des muscles et leur raidissement. Un pic de rigidité du corps est constaté dans les 9 à 12 heures suivant le décès.
Les cinq étapes – le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation – sont souvent présentées comme si elles se succédaient dans l’ordre, en passant d’une étape à l’autre.
Les professionnels de la santé et des services sociaux reconnaissent qu'en général, la personne en fin de vie chemine à travers différentes étapes à la suite de l'annonce d'une maladie incurable. Ces étapes sont les suivantes : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation.
Le sentiment d'incrédulité qui suit le décès d'un être cher est une réaction adaptative et temporaire, qui protège de la douleur de la perte et permet au survivant de gérer tous les aspects qui suivent le décès. Accepter cette douloureuse réalité ne se fait ni rapidement ni facilement, et cela peut être un processus épuisant .
Il pourrait être utile de parler à quelqu'un de vos sentiments face à la mort, de votre vie et de la façon dont vous souhaitez vous y préparer . Si vous n'avez ni famille ni ami proche à l'aise avec le sujet de la mort, parlez-en à votre équipe soignante spécialisée en cancérologie, en soins palliatifs ou en soins de fin de vie.
Les études affirment que l'angoisse de la mort atteint son apogée chez les hommes et les femmes autour de la vingtaine , mais qu'après cet âge, le sexe influence son évolution. Si les préoccupations liées à la mort peuvent diminuer avec l'âge chez les deux sexes, les études révèlent un second pic inattendu chez les femmes au début de la cinquantaine.
Reconnaître et accepter vos émotions
Pour ce faire, vous devez reconnaître vos émotions et les laisser exister sans les changer ou les nier. L'acceptation des émotions permet de mieux comprendre les raisons pour lesquelles on ressent certaines choses et d'apprendre à mieux les gérer.
Dans la tradition philosophique, la sagesse et la morale nous enjoint de ne pas craindre la mort parce qu'elle n'est, en fait, rien pour nous. Elle est logiquement un non-être, un néant, la négation de l'être et de l'existence. Et il est absurde de craindre ce qui n'est pas.
Rendue célèbre par son travail de pionnière dans les études sur la mort imminente, Kübler-Ross a conceptualisé cinq étapes émotionnelles communes vécues par ses clients confrontés à une maladie en phase terminale : le déni , la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation (DABDA).
L'angoisse de mort existentielle est donc normale tant qu'elle ne perturbe pas la vie quotidienne. Mais dans certains cas, elle devient une vraie phobie, une peur irraisonnée qu'il faut soulager. Bon à savoir : il existe une autre forme d'angoisse qui concerne les bébés, appelée l'angoisse de séparation.
Le texte aborde également la question du suicide , souvent considéré comme l'un des deuils les plus difficiles à surmonter. D'autres types de pertes particulièrement douloureuses, comme les décès multiples et simultanés dus à des accidents ou des catastrophes naturelles, ou encore les décès liés à la guerre et au terrorisme, ne sont pas traités.
Ainsi pour Épicure, il ne faut pas avoir peur de la mort en elle-même puisque : « Le mal qui nous effraie le plus, la mort, n'est rien pour nous puisque lorsque nous existons la mort n'est pas là et lorsque la mort est là, nous n'existons plus » (Lettre à Ménécée).
L'un des aspects les plus importants du processus de deuil est de s'autoriser à ressentir ce que l'on ressent sur le moment. Accepter la mort ne signifie pas refouler ses émotions et faire bonne figure en permanence ; au contraire, il est normal de pleurer, d'être en colère, ou simplement de s'asseoir en silence et de réfléchir un instant .
En effet, selon Abû Hurayrah, qu'Allah l'agrée, le Prophète (Paix sur Lui) a dit : « Quand le fils d'Adam meurt, son œuvre s'arrête sauf dans trois choses : Une aumône continue (Sadaqa Jâriya), Une science dont les gens tirent profit, Un enfant pieux qui invoque pour lui. » Rapporté par Muslim.
Sommaire
On distingue principalement trois phases de la mort : la phase précoce, la phase intermédiaire et la phase terminale. Nous allons examiner chacune d’elles plus en détail.
La conscience faiblit, les membres refroidissent, voire bleuissent ou se marbrent, et la respiration devient irrégulière. La confusion et la somnolence peuvent survenir dans les dernières heures.
Les étapes du deuil comprennent le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation . Ces étapes ne sont pas toujours vécues de manière linéaire.
2 Ayez la foi pour vaincre la peur de la mort
Si vous croyez en un dieu, de quelque confession religieuse que ce soit, cela peut vous aider. Croire qu'il y a une vie après la mort peut soulager votre peur de celle-ci. Si vous pensez qu'il n'y a rien après la mort, cela doit être pour vous très difficile.