L'homme, à la différence de l'animal, va progresser : il possède, en effet, la perfectibilité, possibilité de se perfectionner, de s'ouvrir ainsi à un développement et à son histoire. Si l'animal se caractérise par son statisme et ignore toute histoire, l'homme apparaît comme un dynamisme intelligent et inventif.
L'homme est né libre et partout il est dans les fers – Jean-Jacques Rousseau.
Dans l'état de nature selon Rousseau, l'homme est autosuffisant et cultive son bout de terre librement. Etre stupide, robuste et candide, l'homme naturel vit aussi dans un étatpré-moral, ne connaît ni le bien ni le mal et vit au présent, sans soucis des lendemains.
Sa philosophie politique est bâtie autour de l'idée que l'Homme est naturellement bon et que la société le corrompt, les interactions avec les autres individus rendant les êtres humains « méchants » et conduisant inéluctablement à l'accroissement des inégalités.
Le droit
La liberté et la démocratie
L'homme vit en société au milieu de tout ce qui menace sa liberté et son bonheur. Rousseau recherche alors quelle forme d'organisation est capable de préserver la liberté et les biens de chaque individu. C'est le contrat social, un pacte d'association entre les hommes.
La liberté et l'égalité étaient les idées principales de l'ensemble de l'œuvre. La conception rousseauiste de la liberté et de l'égalité résultait d'un héritage sélectif des idées socio-politiques humanistes de ses prédécesseurs, tels que Thomas Hobbes (1588-1679), Voltaire, John Locke (1632-1704) et Montesquieu (1689-1755).
L'homme, à la différence de l'animal, va progresser : il possède, en effet, la perfectibilité, possibilité de se perfectionner, de s'ouvrir ainsi à un développement et à son histoire. Si l'animal se caractérise par son statisme et ignore toute histoire, l'homme apparaît comme un dynamisme intelligent et inventif.
Opposé à l'apprentissage par cœur et aux cours magistraux, Rousseau estimait que l'éducation devait être expérientielle, centrée sur l'enfant et fondée sur les étapes de son développement cognitif et physique . Les enfants, qu'il considérait comme naturellement bons et vertueux, devaient apprendre de manière autonome, avec peu d'intervention de leurs parents.
Rousseau considère ainsi que l'homme « n'obéit ainsi qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant ». L'homme semble donc trouver une liberté, qui le protège de la trop grande liberté des autres, elle-même limitée par la loi. Ainsi, si la liberté est essentielle, elle se soumet à la contrainte de la loi.
L'homme prend conscience, avec l'aide de sa raison, du bien de l'espèce humaine, et cherche à le réaliser: la pitié se change en conscience*. La conscience est un critère naturel du comportement, universel, intime toutefois, source du bonheur enfin, à la fois «sentiment intérieur» et bon sens joint à la raison.
Pour le philosophe anglais du 17e siècle Thomas Hobbes, l'homme est un loup pour l'homme et naît mauvais.
La formule Vitam impendere vero signifie « consacrer sa vie à la vérité » et vient de Juvénal. Rousseau en avait fait sa devise depuis 1758. A la fin de sa Lettre à d'Alembert sur les spectacles (1758), Rousseau notait : « Vitam impendere vero. Voilà la devise que j'ai choisie et dont je me sens digne ».
elle l'homme est aveugle ; elle est l'œil de la raison. C'est par elle que l'homme apprend à se conduire, à être ce qu'il doit être, à faire ce qu'il doit faire, à tendre à sa véritable fin”. Les Rêveries du promeneur solitaire, 1776-1778, in Œuvres complètes, « La Pléiade » I.
Je t'aime de tout mon cœur et je chéris chaque seconde que l'on a la chance de partager ensemble. Tu me manques dès que tu es absent. Je ne pourrais jamais imaginer ma vie sans toi. Quand j'admire ton doux visage, je sais, avec certitude, que tu es l'amour de ma vie.
Dans son ouvrage Contrat social, il met l'accent sur la liberté individuelle et soutient que l'homme naît libre mais est enchaîné partout . Il est l'un des plus profondément marqués par ses difficultés personnelles, ses excentricités et ses haines.
Alors que Rousseau met l'accent essentiellement sur le social et le politique, Kant tentera de défendre la moralité comme une loi commune liant tous les agents et fondée uniquement sur la raison pratique .
La philosophie de l'éducation naturelle de Rousseau prône la dénonciation de la nature, la culture des individus naturels et le respect des instincts naturels individuels , ce qui a eu un impact profond sur l'histoire du développement de la société occidentale.
Rousseau est, certes, un philosophe des Lumières, en raison du caractère révolutionnaire de ses idées, mais il est aussi à contre-courant de la confiance de son époque dans le progrès. Ce paradoxe qui anime l'ensemble de ses écrits s'applique à la morale, à la politique, à l'éducation et à la religion.
Jean-Jacques Rousseau : “L'homme est naturellement bon”
Dans toutes ses œuvres, Rousseau n'en démord jamais : il « croit » autant qu'il « sent » que l'homme est bon par sa nature.
Rousseau distingue les deux formes d’amour-propre en fonction de l’objet, ou bien, que chacune nous incline à rechercher : l’amour de soi est dirigé vers l’autoconservation, tandis que l’amour-propre concerne les jugements de mérite et d’honneur, la façon dont on est « considéré » .
"Jamais la nature ne nous trompe, c'est toujours nous qui nous trompons." Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Dans Émile, Rousseau soutient que l'éducation provient de la nature, des autres et des choses . L'éducation provenant des autres et des choses doit être encadrée afin de favoriser le développement de mœurs conformes à la nature.
Rousseau établit ainsi une religion fondée sur l'idée que la nature, en tant qu'ordre se produisant spontanément et obéissant à des lois permanentes, rejoint celle d'un Être suprême qui la transcende.
Jean-Jacques Rousseau fut non seulement un penseur des Lumières mais aussi un précurseur du romantisme.