Une fois la dysgraphie identifiée formellement, on peut tout d'abord aider l'enfant en réduisant le recours à l'écriture : favoriser l'oral, donner des photocopies… Certains enfants verront également une amélioration grâce à une rééducation graphique (graphothérapeutes, psychomotriciens).
Comme la plupart des autres troubles de l'apprentissage, la dysgraphie ne se soigne pas et ne disparaît pas avec le temps, d'où la notion de handicap.
La rééducation consiste principalement à suivre régulièrement des séances d'orthophonie (rééducation du langage). La fréquence des séances de rééducation et la durée du traitement sont adaptées à chaque cas, selon le bilan initial et les progrès réalisés.
Ils doivent être en contact régulièrement. Donner des “fiches-méthodes” de relecture (lecture à voix haute ou mi-voix pour vérifier la compréhension du texte, puis la ponctuation, les majuscules etc.) Utiliser beaucoup de supports visuels (BD, films, affiches, vidéos, chansons etc...)
Dysorthographie traitement et rééducation :
La dysorthographie ne se guérit jamais totalement. Dysorthographie et dyslexie, c'est pour la vie ! L'objectif est de compenser la dysorthographie au maximum bien qu'elle ne puisse disparaître. Dans un premier temps, le dysorthographique peut être outillé.
L'orthophoniste (du grec ortho : correct, et phonè : voix) est un professionnel de santé qui prévient, repère et traite les troubles de la voix, de la parole et du langage écrit chez les enfants et les adultes.
Les troubles du langage écrit sont la conséquence d'anomalies du développement cognitif de l'enfant. La rééducation précoce de ces troubles donne de bons résultats. Mais parfois, les troubles du langage écrit coexistent avec une autre affection (surdité, problème de vision corrigé ou non, déficit intellectuel etc.)
Les ergothérapeutes aident les enfants dysgraphiques à développer leur motricité fine et leur dextérité. Ils peuvent utiliser des exercices physiques pour renforcer les muscles de la main ou faire pratiquer aux enfants l'écriture de lettres dans l'air. Il existe également des approches pédagogiques spécifiques que les psychologues, les enseignants ou les spécialistes de l'éducation peuvent utiliser.
La dysgraphie, un trouble de l'apprentissage caractérisé par des difficultés à écrire, en particulier à écrire à la main, à épeler et à organiser ses idées sur le papier, est étroitement liée au TDAH, un trouble neurologique qui altère la capacité d'une personne à maintenir son attention, à contrôler ses impulsions et ...
La première aide dont doit bénéficier l'élève est celle de l'enseignant dans la classe pendant les 24h de cours (différenciation pédagogique, aides ponctuelles, groupes de besoins, tutorat…). Le cas échéant, une prise en charge par le Maître E avec un projet d'aide spécialisée pourra être nécessaire.
La dysgraphie se traduit par des anomalies de la conduite du trait dans l'écriture, entraînant des difficultés de coordination, des irrégularités d'espacements entre les lettres et les mots, et des malformations des lettres. L'écriture est lente et difficilement lisible.
Le bilan pluridisciplinaire fait intervenir orthophoniste, neuropsychologue, psychologue clinicien, psychomotricien, ergothérapeute ou encore ophtalmologiste, en fonction des symptômes de l'enfant. Il est prescrit par un médecin qui en coordonne la synthèse.
La dysgraphie est un trouble fonctionnel qui touche les enfants et rend difficile l'écriture et son tracé. Tout type d'écriture demande alors à l'enfant un effort cognitif poussé, qui alors du mal à organiser et coordonner son écriture. Elle est plus ou moins sévère, et peut persévérer dans le temps.
Elle peut aussi être provoquée par des troubles de la motricité (problèmes de latéralité, de perception de soi dans l'espace…) ou bien des troubles visuels. Parfois, cela peut aussi venir d'un traumatisme physique ou psychologique (choc émotionnel, accident, manque de confiance).
La rééducation de l'écriture est une spécialité méconnue dont le but est de traiter et corriger la dysgraphie et plus généralement les troubles liés à l'écriture : illisibilité, lenteur, douleurs.
Le graphothérapeute
Cette profession est née de la graphologie (qui est l'étude de la personnalité par la forme des lettres). L'écriture est analysée et rééduquée avec une dimension psychologique. La plupart du temps, le graphothérapeute est aussi graphologue.
L'ergothérapeute pour les difficultés avec les gestes du quotidien. Lorsque les gestes de la vie quotidienne deviennent problématiques, les ergothérapeutes sont les spécialistes à consulter. Ces professionnels sauront évaluer, rééduquer et compenser un trouble dys comme la dysgraphie ou une autre difficulté.
Les enfants dysgraphiques ont souvent de grandes idées mais peinent à les mettre sur papier. Encourager d'autres formes d'expression créative, comme la narration orale, le dessin ou l'utilisation d'outils numériques, peut leur permettre de partager leurs idées sans le stress de l'écriture.
Le TDAH, qui se caractérise par l'inattention, la distractibilité et l'impulsivité, est reconnu depuis longtemps comme étant un trouble de l'enfance, mais plusieurs études prospectives à long terme ont montré que le syndrome du TDAH persiste à l'âge adulte chez environ les deux tiers des sujets, indique la Dre Hechtman ...
La dysgraphie peut être reconnue par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) comme un trouble spécifique des apprentissages pouvant ouvrir droit à certaines aides et aménagements.
Faire progresser son enfant dyslexique et dysorthographique
Si vous devez écrire pour qu'il/elle vous lise, tracez de grandes lettres et espacez-les bien. Proposez à votre enfant d'utiliser un ordinateur s'il doit écrire de longs textes ou s'il doit écrire vite (en particulier en cas de dysgraphie associée).
Les enfants dyslexiques rencontrent des difficultés à identifier les sons et à les associer aux lettres (les correspondances graphophonologiques). Ils peinent également à décomposer les mots en syllabes. La lecture est donc laborieuse et la compréhension du texte est compliquée, voire impossible.
La dyspraxie et la dysgraphie sont regroupées dans la sous-rubrique des troubles moteurs et plus spécifiquement dans ce que le DSM-5 appelle le trouble développemental de la coordination (TDC).
Les troubles d'apprentissage reprennent les 6 troubles « dys » (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysgraphie, dysphasie) ainsi que le TDA/H et le HP. Ces troubles sont : Permanents, durables (car d'origine neurobiologique)
Encourager votre enfant à écrire quelques lignes tous les jours est un bon exercice pour l'aider à améliorer son orthographe. Quelques minutes suffisent et cela doit rester amusant. Pour rendre cet exercice le plus agréable possible, adaptez-le aux goûts de votre enfant.