Dévoués et engagés auprès de leurs proches, ces aidants s'exposent à un risque majeur : l'épuisement physique et moral, aussi appelé burn-out. Comment reconnaître cet épuisement ?
Le syndrome de stress des aidants, également connu sous le nom d'épuisement professionnel des aidants , est une affection caractérisée par un épuisement physique, émotionnel et mental extrême résultant des exigences des soins prodigués.
Le syndrome de l'aidant : un mal silencieux mais dévastateur
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 44% des aidants peinent à concilier leur rôle avec leur vie professionnelle. 31% négligent leur propre santé 32% souffrent de fatigue physique chronique.
l'anxiété, la dépression et l'irritabilité; le manque d'énergie; • une profonde fatigue, un sentiment d'épuisement perpétuel; • des troubles du sommeil; • une modification des habitudes alimentaires; • un sentiment de désespoir et d'impuissance; • la négligence de vos besoins physiques et affectifs.
La charge mentale des aidants résulte de la vigilance constante et de l'anticipation quotidienne qu'impose l'aide à un proche dépendant. Elle peut entraîner fatigue, stress, culpabilité, isolement et épuisement physique ou émotionnel.
– Fatigue intense : Une fatigue physique et mentale, un épuisement qui persiste malgré le repos. – Irritabilité et découragement : L'aidant peut se sentir constamment irritable, ou se décourager pour des raisons mineures. Il a l'impression de ne jamais être à la hauteur et voit ses efforts comme insuffisants.
Les conséquences de la charge mentale sur la santé mentale et physique sont nombreuses. Elle peut entraîner une fatigue chronique, des troubles du sommeil, une perte d'appétit, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, ainsi qu'une anxiété et une dépression.
En concentrant leur énergie sur les soins de leur proche, ils risquent de négliger leur propre santé physique et mentale. L'anxiété, la fatigue accumulée, le surmenage et la dépression sont des problèmes fréquents rencontrés par les aidants, qui ont du mal à prendre soin d'eux-mêmes.
stress compassionnel (compassion stress) : c'est le reliquat de l'énergie émotionnelle de la réponse empathique, trop longue exposition (prolonged exposure) : cela peut générer un sentiment de responsabilité permanent.
Au-delà de l'aspect psychologique, être aidant familial peut aussi avoir des répercussions sur la santé physique. Aider un proche à se lever, à faire sa toilette, à se déplacer implique des efforts corporels qui, à la longue, provoquent douleurs musculaires, problèmes de dos et fatigue intense.
Le syndrome de Schmidt associe une insuffisance surrénalienne à une dysthyroïdie auto-immune et/ou un diabète type 1. Son association à un adénome hypophysaire est rare. Ce cas illustre cette association.
découragement, tristesse, anxiété, démotivation, perte de plaisir et d'envie, sentiment d'inu- tilité, baisse de l'estime de soi, repli sur soi, état dépressif ; • sentiment d'impuissance, de culpabilité, de honte.
Parmi les symptômes comportementaux, on retrouve l'isolement social et l'augmentation des comportements addictifs. Les symptômes physiques tels que des troubles du sommeil, des vertiges ou encore des troubles musculosquelettiques peuvent également avoir pour origine un burn-out.
Le syndrome de l'épuisement de l'aidant, souvent comparé à un burn-out, se manifeste lorsque les responsabilités deviennent accablantes et conduisent à un mal-être à la fois physique et mental chez l'aidant. C'est le résultat d'une exposition à un stress important sans période de repos pourtant essentielle.
L'aidant n'est pas rémunéré sauf s'il devient salarié de la personne dépendante. Il n'est pas considéré comme un professionnel de la santé par le corps médical. Il est néanmoins lié et impliqué dans le vécu de la maladie de la personne et devient souvent un interlocuteur privilégié de l'équipe soignante.
Leur mission d'aidant est difficilement conciliable, d'après eux, à 44 % avec leur vie professionnelle, 43 % avec leur vie personnelle et familiale et 41 % avec leur vie sociale. Tout cela a un impact sur leur espérance de vie, estimée plus courte de 15 ans en moyenne. 30 % décèdent même avant la personne accompagnée.
L'usure de compassion n'est pas synonyme d'épuisement professionnel. Ce dernier est un syndrome psychologique caractérisé par l'épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et une baisse du sentiment d'accomplissement personnel.
4 types de stress : comment ils surviennent et comment les éviter...
Le travail des proches aidants peut être intense et fatigant. Il est essentiel de faire preuve de bienveillance envers vous-même et d'adopter des stratégies qui permettent de tirer le meilleur parti de votre temps et de votre énergie.
L'impossibilité de concilier vie de famille et travail augmente le sentiment de ne rien accomplir et de négliger ce qui est le plus important. Le multitâche est un trait de base du syndrome de la vie occupée.
Les soins aux personnes dépendantes présentent toutes les caractéristiques d'une expérience de stress chronique : ils engendrent une tension physique et psychologique sur de longues périodes, s'accompagnent d'un niveau élevé d'imprévisibilité et d'incontrôlabilité, et peuvent générer un stress secondaire dans de nombreux domaines de la vie, tels que le travail et les relations familiales…
Il existe différentes solutions de répit pour les aidants de personnes en situation de handicap, malades ou âgées :
Des fluctuations d'humeur importantes, comme des épisodes de tristesse, de colère ou d'irritabilité sans raison apparente, peuvent être des indicateurs de stress intense, d'anxiété ou de troubles de l'humeur émergents. Ces réactions émotionnelles apparaissant comme disproportionnées méritent une attention particulière.
Ancre-toi
En vous concentrant sur le moment présent, vous pouvez prendre du recul par rapport à l'impression d'être submergé par tout le reste. Prenez le temps de vous étirer, de respirer (essayez la respiration carrée : inspirez pendant 4 secondes, retenez votre souffle pendant 4 secondes, expirez pendant 4 secondes, retenez votre souffle pendant 4 secondes, et ainsi de suite), ou écoutez une méditation guidée.
Il est important de prêter attention à ces symptômes et d'apprendre à gérer la situation. Le stress contribue aux maux de tête, au syndrome du côlon irritable, aux changements d'appétit, aux allergies, à l'insomnie, aux maux de dos, aux rhumes fréquents, à la fatigue, à l'hypertension artérielle, à l'asthme, au diabète, aux problèmes cardiaques et bien d'autres encore.