Le traitement repose sur l'interruption de la grossesse. La guérison est le plus souvent complète sans séquelle dans les jours suivant l'accouchement.
L'évolution du HELLP syndrome est imprévisible, à l'origine de nombreuses complications materno-fœtales graves possibles comme l'éclampsie, la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), l'ischémie cérébrale, l'hématome rétroplacentaire, le retard de croissance intra-utérin, etc.
Comment soigner une pré-éclampsie ?
Le syndrome HELLP est une forme d'hypertension chronique qui se manifeste durant la grossesse. Le risque de récidive pour les grossesses futures est relativement bas (moins de 10 %) mais il s'accroît lorsque la prééclampsie se déclare tôt ou entraîne des complications.
Elle peut aussi apparaître durant l'accouchement et jusqu'à six semaines après l'accouchement.
L'interruption de grossesse est le traitement d'urgence du HELLP syndrome. Cette attitude est systématiquement applicable au-delà de 34 SA. En dessous de ce terme, le risque de complications fœtales liées à la prématurité est important.
Sept ans après une grossesse compliquée par une pré-éclampsie, 20 % des femmes présentent une hypertension artérielle et une altération de la fonction rénale, soit 10 fois plus que dans la population générale. Leur risque de développer une pathologie cardiovasculaire chronique est également majoré.
Éviter l'alcool et le tabac : l'alcool et le tabac peuvent augmenter le risque de pré-éclampsie, il est donc important de les éviter pendant la grossesse. Contrôle de la tension artérielle : il est essentiel de vérifier régulièrement la tension artérielle et de suivre les recommandations de votre médecin.
Le mécanisme qui entraîne le HELLP syndrome est vraisemblablement le suivant : l'implantation de l'œuf fécondé dans la paroi de l'utérus ne s'est pas faite correctement. Cela a provoqué un déséquilibre des médiateurs permettant la constriction et la dilatation des vaisseaux au niveau du placenta.
Prévention de la prééclampsie : Dans une population à risque de prééclampsie, il est recommandé de ne pas initier en routine une autosurveillance de la pression artérielle au cours de la grossesse en complément de la surveillance habituelle dans le seul but de réduire la morbidité maternelle ou périnatale.
Les complications associées à une pré-éclampsie
La pré-éclampsie peut également avoir des conséquences pour votre bébé, notamment un poids plus faible à la naissance. En cas de pré-éclampsie aigüe, l'une des solutions est de déclencher le travail artificiellement avant le terme de la grossesse.
La prééclampsie et l'éclampsie contribuent de manière notable à la morbidité et à la mortalité maternelles et périnatales. Les troubles hypertensifs sont à l'origine d'environ 16 % des décès maternels dans le monde, ce qui équivalait en 2023 à environ 42 000 décès (2,3).
Pré-éclampsie : quels médicaments ?
Les patientes ayant un antécédent de prééclampsie sévère avec un accouchement avant 34SA sont à risque accru de présenter une complication vasculaire placentaire lors de la grossesse suivante. Un suivi obstétrical rapproché est recommandé lors d'une grossesse ultérieure.
Le diagnostic différentiel du HELLP syndrome dissocié est principalement : la stéatose hépatique aiguë gravidique = complication maternelle sévère de la grossesse imposant, elle aussi, l'arrêt de la grossesse. L'évolution se fait en général vers la guérison complète en quelques jours du post-partum.
-La pré-éclampsie est l'élévation de la pression artérielle au-delà de 140/90mmHg associée à une protéinurie après la 20ème SA et ses complications : Hellp Syndrome et éclampsie. Elle est repérée dans le PMSI grâce au code CIM10 O14.
Le HELLP syndrome (Syndrome d'Hémolyse, de Cytolyse hépatique et Thrombopénie) est défini comme l'association d'une hémolyse avec présence de schizocytes, d'une élévation des enzymes hépatiques ASAT > 70 UI/L et d'une thrombopénie < 100 G/L. Le HELLP syndrome est un critère de sévérité de la prééclampsie.
Complications potentielles
L'éclampsie peut également entraîner le syndrome HELLP, une forme grave de prééclampsie qui affecte le foie et les cellules sanguines. Complications fœtales : Les risques pour le fœtus comprennent une naissance prématurée, un faible poids à la naissance et une mortinaissance.
En fin de grossesse, le poids de votre utérus exerce une pression sur les nerfs et vaisseaux sanguins passant dans votre bassin. Vous pouvez alors ressentir des crampes et des douleurs aux jambes, voire constater leur gonflement.
Si vous avez fait une pré-éclampsie sévère ou si la maladie s'est développée tôt dans la grossesse (avant 34 semaines), votre risque d'en refaire une est élevé (25%).
Lors d'une grossesse normale, la tension artérielle baisse généralement un peu. Toute augmentation doit donc être surveillée de près. Rendez-vous chez votre médecin si votre tension dépasse 14/9.
« La prise quotidienne d'aspirine à partir de la 11e ou 12e semaine de grossesse prévient jusqu'à 90 % des cas de prééclampsie qui conduisent à des accouchements avant la 34e semaine de grossesse.
Les symptômes sont variables mais comprennent généralement des douleurs abdominales au niveau de l'épigastre ou du quadrant supérieur droit, des nausées, des vomissements, une prise de poids excessive, un oedème généralisé, une hypertension, un malaise général, des douleurs à l'épaule droite, un mal de dos et/ou des ...
Afin de s'assurer de la disparition des symptômes de pré-éclampsie, un contrôle médical à 6 semaines est nécessaire. La contraception en post-partum est adaptée à l'état de santé de la patiente : Une contraception non hormonale (dispositif intra-utérin ou contraceptifs barrières) est proposée.
La prévention de l'hypertension gravidique et de la prééclampsie réside avant tout dans la surveillance mensuelle de la femme enceinte : prise de la tension artérielle et recherche de protéines dans les urines, afin de mettre en œuvre un traitement au plus vite le cas échéant.